Bras de fer entre Emmanuel Macron et la Pologne — Travailleurs détachés

26 Août, 2017, 15:11 | Auteur: Djeferson Maurice
  • En trois jours Emmanuel Macron va rencontrer les dirigeants de cinq pays d’Europe centrale et orientale pour sa première grande tournée européenne

Le président français Emmanuel Macron assume un bras de fer musclé avec le gouvernement polonais, ouvertement hostile aux réformes visant à limiter le "dumping social " dans l'UE.

Le Premier ministre polonais Beata Szydl a qualifié "d'arrogants" vendredi après midi, les propos tenus par le président français Emmanuel Macron, condamnant le refus de Varsovie de durcir la directive européenne sur les travailleurs détachés. Ajoutant "je conseille à M. le président qu'il s'occupe des affaires de son pays, il réussira alors peut être à avoir les mêmes résultats économiques et le même niveau de sécurité de ses citoyens que ceux garantis par la Pologne".

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Le peuple polonais mérite mieux que cela et la Première ministre aura beaucoup de mal à expliquer qu'il est bon de mal payer les Polonais.

"La Pologne " se met en marge " et " décide d'aller à l'encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets".

Mercredi 23 août Emmanuel Macron se rendra d'abord à Salzbourg en Autriche où il rencontrera le chancelier autrichien mais aussi les Premiers ministres tchèque et slovaque

"La Pologne n'est en rien ce qui définit le cap de l'Europe", a-t-il aussi lancé.

La Première ministre souverainiste polonaise, Beata Szydlo, n'a pas tardé à lui répondre via une déclaration à un site internet conservateur.

" Nous avons les mêmes droits que la France, que les autres pays membres, et nous allons en profiter pour le bien de la Pologne et des Polonais. Il serait fatal que les relations entre les pays de l'UE passent dans une phase de confrontation ouverte", a-t-il déclaré.

En quelques jours, la politique diplomatique de la France avec la Roumanie et avec la Pologne a viré au cauchemar par la faute de l'arrogance d'Emmanuel Macron. Au départ, elle souhaitait intégrer le transport routier dans ces nouvelles règles. Le secteur pourrait faire l'objet d'une négociation à part, repoussée à l'année prochaine. Mais contrairement aux autres pays de l'est de l'Europe, elle n'a pas saisi de l'opportunité, en contrepartie, de faire valoir son point de vue sur d'autres sujets épineux tels que l'accueil des réfugiés.

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