Corée du Nord : des sanctions économiques vraiment efficaces ?

07 Septembre, 2017, 14:34 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Pyongyang a affirmé hier avoir mené son sixième essai nucléaire depuis 2006

M. Poutine semblait rejoindre la position défendue par Pékin, qui prône une "résolution pacifique" de la crise nord-coréenne et la reprise de pourparlers avec le régime de Kim Jong-Un.

La bombe est dotée d'une puissance estimée à 50 kilotonnes, soit cinq fois plus que le précédent test nord-coréen, et trois fois plus que la bombe américaine lâchée sur Hiroshima en 1945, selon des responsables sud-coréens.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu'il s'agissait d'une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens pourtant interdits par la communauté internationale.

Un séisme d'une magnitude 4,6 a également secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. La communauté internationale condamne le régime et impose le blocus économique.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a salué mardi la réunion en urgence du Conseil de sécurité la veille suite à l'essai nucléaire réalisé dimanche par la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

"En effectuant ce test, (Pyongyang) sème le désastre, c'est une marche pas à pas vers la guerre ou la destruction", dénonçait un internaute en Chine.

Pyongyang a assuré avoir testé une bombe à hydrogène suffisamment petite pour être montée sur un missile, suscitant un déluge de condamnation et aggravant des tensions qui étaient déjà à des sommets.

L'engin est "une bombe thermonucléaire d'une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie", ajoute KCNA.

Des analystes étrangers avaient émis des doutes sur la capacité de Pyongyang à fabriquer une bombe H et la miniaturiser suffisamment pour pouvoir l'installer sur un missile. Le Nord a réussi en juillet deux tirs de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) qui ont semblé mettre une bonne partie du continent américain à sa portée, tout comme il menace d'envoyer des missiles près du territoire américain de Guam, dans le Pacifique.

A l'opposé, le président américain Donald Trump, qui avait promis le mois dernier à Pyongyang "le feu et la fureur" s'il poursuivait ses menaces envers Washington, a jugé dimanche que désormais "tout discours d'apaisement ne fonctionnera pas".

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