L'agresseur de NKM condamné à 3 mois avec sursis

07 Septembre, 2017, 16:06 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • L'agresseur de Nathalie Kosciusko Morizet condamné à 3 mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amendePlus

Vincent Debraize lors d'une conférence de presse, le 22 juin.

Me Antoine Lachenaud, l'avocat de Vincent Debraize, absent à l'audience, a indiqué pour sa part qu'il doutait que son client se satisfasse du jugement et ne serait pas étonné qu'il fasse appel.

Le 15 juin dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors candidate LR aux législatives à Paris, avait fait un malaise après une altercation avec un passant, alors qu'elle faisait campagne sur un marché dans le Ve arrondissement de Paris.

Pourtant, le tribunal a retenu le témoignage de ces témoins et a déclaré Vincent Debraize coupable d'outrage et violence sur personne chargée d'une mission de service public. A cette occasion, Nathalie Kosciusko-Morizet avait perdu l'équilibre, perdant connaissance, ce qui avait nécessité une hospitalisation.

Elle distribuait des tracts lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années s'en était emparé pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de "bobo de merde".

"Non, je n'étais pas agressif", s'est défendu Vincent Debraize, qui dit avoir reproché à NKM son "parachutage" dans la 2e circonscription de Paris où se présentait également l'ex-"plume" de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qu'il avait soutenu pour une candidature à la présidentielle. "Elle m'a affirmé qu'elle était légitime, je lui ai lancé: "Zemmour a raison, vous êtes une bobo de droite". "Lorsqu'un citoyen n'est pas content d'un élu, la seule sanction possible est de ne pas voter pour lui, pas de l'agresser", avait expliqué le procureur. "Elle s'est avancée vers moi et m'a lancé: "dégage connard." j'ai pris ses tracts que j'ai jetés à mes pieds et c'est à ce moment-là que je l'ai vue tomber", a-t-il raconté. Ses avocats avaient demandé la relaxe.

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