A Villejuif, le parquet requiert l'incarcération de deux suspects

10 Septembre, 2017, 15:40 | Auteur: Phil Beauvilliers

Un atelier clandestin d'explosifs avait été découvert mercredi.

La troisième personne qui était gardée à vue, un homme de 47 ans, arrêté en compagnie du propriétaire de l'appartement, a été libéré.

Un homme (37 ans) radicalisé et le propriétaire (36 ans) de l'appartement où un atelier clandestin d'explosifs a été découvert, mercredi 6 septembre, à Villejuif (Val-de-Marne), ont été déférés, ce dimanche matin 10 septembre, devant le procureur qui a requis leur mise en examen et leur détention. Ils sont déférés en vue d'une ouverture d'information judiciaire par la section anti-terroriste de Paris.

Le parquet de Paris a requis le placement en détention provisoire de deux hommes, après la découverte d'un laboratoire de fabrication d'explosifs dans un appartement de Villejuif.

Les deux suspects seront présentés dans l'après-midi à un juge antiterroriste en vue de leur mise en examen, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Le procureur de Paris François Molins tiendra une conférence de presse dans la foulée. C'est le même explosif que des membres de la cellule djihadiste démantelée en août en Catalogne tentaient de confectionner lorsque la maison qu'ils occupaient a explosé. Du TATP avait également été utilisé lors des attentats de novembre 2015 par des kamikazes aux abords du Stade de France, de Bruxelles en mars 2016 et de Manchester en mai dernier.

Les enquêteurs avaient mis la main sur 100 grammes de TATP prêt à l'emploi, un explosif artisanal instable, ainsi que du matériel destiné à "conditionner un colis piégé " et des produits chimiques.

Trois hommes avaient été placés en garde à vue.

Selon le ministre de l'Intérieur, des liens avec la zone "irako-syrienne " ont été mis en lumière.

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