Collomb souhaite muscler le projet de loi antiterroriste — Sécurité

11 Septembre, 2017, 11:07 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Gérard Collomb à l'Elysée le 10 septembre 2017- Bertrand GUAY- AFP  Archives

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb souhaite "pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé" lorsque celui exerce des missions de sécurité, a-t-il expliqué dans un entretien au Parisien d'hier. Une option qui devrait être intégrée au futur projet de loi antiterroriste.

D'après Gérard Collomb, muter et radier un fonctionnaire radicalisé est compliqué à l'heure actuelle. Jusqu'ici, les marges de manœuvres à l'encontre des personnes suspectées sont "trop faibles" à ses yeux.

Le membre du gouvernement entend pour cela consacrer dans le futur projet de loi antiterroriste la possibilité de procéder à des contrôles, notamment via le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), tout au long de la carrière du fonctionnaire, et non-plus uniquement lors de son embauche. Selon le ministre de l'Intérieur, "quelques dizaines de situations" font en ce moment "l'objet d'un suivi" dans ces administrations.

Le projet de loi antiterroriste revient la semaine prochaine en débat à l'Assemblée nationale, après avoir été tempéré par le Sénat. Il sera ensuite débattu en séance fin septembre par les députés. Concernant "les personnes faisant l'objet d'une mesure individuelle de surveillance dans leur commune", les sénateurs ont limité les pointages à trois par semaine. L'ancien édile de Lyon entend également "rétablir la mesure obligeant les personnes ciblées à fournir tous leurs numéros de téléphone et identifiants de communication électroniques".

Plusieurs associations avaient appelé à manifester ce dimanche dans plusieurs villes contre cette réforme, dénonçant des dispositions qui mettent en danger les droits individuels.

Gérard Collomb s'est défendu de vouloir mettre en place une suspicion généralisée.

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