Boris Faure se confie après son agression par un député LREM

13 Septembre, 2017, 13:22 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Boris Faure s’exprime sur son agression par M'jid Guerrab

Pour la première fois depuis son agression le 30 août dernier à Paris par le député La République en marche M'jid El Guerrab, le socialiste Boris Faure a donné sa version des faits. Le cadre socialiste est ensuite tombé dans le coma, victime d'une hémorragie cérébrale.

Une version fermement démentie par le cadre PS. "Je vous le dis très nettement et solennellement: il n'y a eu dans ma bouche non seulement ce jour là aucune insulte raciste, aucune insulte tout court mais l'insulte raciste ne fait pas partie de mon ADN", a-t-il affirmé.

"Je me dis que c'est le bon moment d'avoir tout simplement une conversation amicale", poursuit Boris Faure. "Tout ça c'est du mensonge éhonté et c'est même ce que j'appelle -parce que vous parlez aussi de ce qu'il appelle son entorse au poignet- tout ça c'est du roman du gare". Si M'jid El Guerrab a reconnu les coups, il avait assuré avoir reçu des insultes racistes et s'être fait "tordre le bras" par son vis-à-vis. Les avocats de Boris Faure ont indiqué qu'ils allaient porter plainte pour faire cesser une "campagne de calomnie" menée, selon eux, par le député LREM, indique L'Obs.

Boris Faure revient également sur la rivalité qui existe avec M'jid El Guerrab, sur fond d'élection des Français de l'étranger, rivalité née avec le départ de M'jid El Guerrab du PS vers En marche.

"Il est revenu sur certaines de ses déclarations: 'sale arabe' il ne l'a pas dit dans la police, ce n'est pas dans le dossier d'instruction-, qu'il revienne sur le reste", a-t-il dit. Quand M'jid El Guerrab, mon agresseur, commence à parler dans la presse, je suis sur mon lit d'hôpital, je suis incapable de me défendre. Si le harcèlement c'est échanger 60 SMS en trois ans. "Je ne crois pas au pardon, je crois à la justice". Et avance une autre explication au climat qui règne entre les deux hommes: "L'animosité de M'jid El Guierrab vient du fait que quand il est venu dans ma fédération, j'ai considéré que je n'avais pas à le soutenir".

"Il aurait pu tuer, il reste député". "Il y a quelque chose à régler".

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