Le gouvernement met la pression sur les collectivités — Canal Seine Nord

13 Septembre, 2017, 14:16 | Auteur: Djeferson Maurice
  • En orange le projet de canal pour relier Compiègne et Cambrai

La solution pour faire avancer le projet "est que nous prenions nous-mêmes la responsabilité et la direction du canal", a annoncé le président (LR) du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lors d'une conférence de presse organisée avec ses homologues des départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Oise et de l'Ile-de-France.

Mardi 12 septembre, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, les présidents de quatre départements concernés et des parlementaires ont avancé de nouveaux arguments pour tenter de convaincre Elisabeth Borne, la ministre des transports, et Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics, du bien-fondé de maintenir ce projet déjà maintes fois reporté. Après Emmanuel Macron, Edouard Philippe, le premier ministre et ancien maire du Havre, se montre peu séduit par un canal qui faciliterait le fret venu des. Par ailleurs, ces élus ont "confirmé" leur proposition faite en juillet, de prendre le relais financier de l'Etat jusqu'en 2019 pour permettre le démarrage du projet. Cet emprunt ne serait pas garanti selon le chef du gouvernement. Les élus ont demandé la réunion d'un groupe de travail "dès la semaine prochaine, pour voir dans quelles conditions on est capables d'opérer cette transformation juridique", avec un rendu "pour la mi-octobre". Le gouvernement rappelle que, "malgré les engagements passés, le financement n'est aujourd'hui pas totalement bouclé".

Au total, le montage financier validé en novembre répartit le budget du Canal Seine Nord entre l'Union Européenne (1,8 milliard d'euros), l'État français (1 milliard), les collectivités (1 milliard) et l'emprunt (0,7 milliard). Le canal doit relier la Seine au réseau fluvial de l'Europe du Nord pour le transport de marchandises.

La gouvernance de la société de projet, chargée de la réalisation de cette infrastructure, qui pourrait évoluer vers une place majoritaire des collectivités locales. Les prochaines Assises de la mobilité, ce mois-ci, doivent permettre de planifier ces investissements.

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