Les encres des tatouages finissent dans les ganglions, selon une étude

13 Septembre, 2017, 12:35 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Mbragion  via Pixabay

Selon une étude publiée mardi 12 septembre dans la revue Scientific Reports, les nanoparticules contenues dans les encres des tatouages se déplacent dans tout le corps, ce qui pourrait avoir un impact sur la santé.

En effet, une étude récente, menée par une équipe de chercheurs français et allemands, a permis de localiser dans les ganglions lymphatiques de nombreux tatoués analysés un composant courant de l'encre de travail: du dioxyde de titane, relatent Europe 1 et AFP. Et la coloration des ganglions lymphatiques avait déjà été observée de visu. Il sert de base pour certaines nuances de couleurs. Pour l'Esrf, "Cela peut conduire à un gonflement chronique et à une exposition permanente (...) La cicatrisation lente, le gonflement localisé de la peau, les démangeaisons parfois constatées après un tatouage, sont autant d'effets indésirables associés à des tatouages blancs, et donc à l'usage du dioxyde de titane".

La plupart des tatoueurs professionnels ont bel et bien recours à des encres composées de pigments organiques mais "elles contiennent également des conservateurs et des contaminants comme le nickel, le chrome, le manganèse et le cobalt", dénoncent les chercheurs.

"Quand quelqu'un veut se faire un tatouage, il est souvent très soucieux de choisir le bon salon, celui où les normes sanitaires sont respectées, celui où des aiguilles stériles neuves sont utilisées". "Mais personne ne se pose la question de savoir quelle est la composition chimique des couleurs utilisées".

Des mesures ont été effectuées grâce aux rayons X ultra-puissants du Synchrotron de Grenoble. "Notre étude montre qu'il le faudrait!" souligne Hiram Castillo, l'un des auteurs de l'étude, scientifique à l'ESRF.

Ce qui est inquiétant, c'est que "nous ne savons pas aujourd'hui comment les nanoparticules réagissent", indique Bernhard Esse, principal auteur de l'étude.

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