Patrick Chêne loue le service public après sa guérison d'un cancer — Télévision

15 Septembre, 2017, 18:37 | Auteur: Gerard Affre
  • Matthieu Delormeau

Ces mots, prononcés après des mois de silence, Patrick Chêne les a écrits dans une tribune publiée dans "Le Figaro ". Il a décidé d'expliquer son absence dans une interview accordée au Figaro.

"La fin de la traversée d'un désert".

Figure de Stade 2 et du Tour de France durant des années, Patrick Chêne n'a pas nommé précisément le mal qui l'avait touché, mais a annoncé qu'il en était aujourd'hui guéri: " Le désert dans lequel je suis entré au tout début de cette année ne touche pas au professionnel. "Sont entrés sans prévenir dans mon quotidien des mots qui jusque-là m'étaient étrangers. Scanner, tumeur, cancer, chimiothérapie, ablation, convalescence et enfin guérison...", écrit le journaliste. Selon lui, la prise en charge pour le patient "en cas de vrai coup du" est exceptionnelle dans le service public, pas de tracas avec l'administration ce qui laisse la place pour lutter contre la maladie et un accompagnement de qualité. Il souhaite "informer les lecteurs de cette maladie qui a bouleversé (sa) vie" mais également de "partager l'expérience d'un malade dans le système français", qu'il résume par une injonction: "Cessons de nous plaindre!". "Il faut juste en être conscient et s'en réjouir avant de s'attarder sur ce qui peut être amélioré", avance-t-il après avoir exhorté: "Cessons de nous plaindre!". Pas de tracasserie administrative pour le malade (.) Fortunés ou indigents, tout le monde est logé à la même enseigne dans le secteur public. Il remercie ensuite le personnel soignant, "héros de notre époque". Pourtant, Patrick Chêne regrette "que les normes et les protocoles imposés par la grosse machine administrative éloignent parfois l'Assistance Publique de son cœur de métier: soigner des malades". Lorsqu'un chef de service à la télévision doit user 30% de son énergie à bousculer les diktats administratifs, ce n'est pas grave.

Et il a un message à adressr au sommet de l'Etat: "Le gouvernement parle souvent de simplification".

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