Aung San Suu Kyi annule un déplacement à l'ONU — Rohingyas

16 Septembre, 2017, 11:07 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • ONU: 270 mille musulmans Rohingyas ont fui Arakan vers le Bangladesh

Mais la tâche d'Aung San Suu Kyi est compliquée par la montée des bouddhistes extrémistes ces dernières années.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi souhaite finalement s'exprimer devant la nation sur l'actuelle crise des Rohingyas qui touche son pays.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi ne se rendra pas à l'Assemblée générale des Nations-Unies: elle sera représentée par son second vice-président.

Une situation qui n'a pas laissé le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, indifférent.

"Le Conseil de sécurité s'annonçait divisé: "la Chine, qui est le premier investisseur étranger en Birmanie, a réitéré son " soutien " à Naypyidaw (la capitale birmane) et loué " ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national ". "J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi", a déclaré M. Guterres.

L'ONU considère que les Rohingyas sont victimes d'une 'épuration ethnique' au Rakhine (aussi appelé Arakan), région historiquement en proie à des troubles communautaires et sujette à une nouvelle flambée de violences depuis fin août. 370.000 exilés En un mois de temps, près de 370.000 Rohingyas ont fui Rakhine, dans l'ouest du pays, vers le Bangladesh.

Dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé mercredi les Nations unies à 'des actions audacieuses et décisives'.

Elle reconnaît toutefois que les exactions à l'encontre de la minorité rohingya sont commises par l'armée birmane, qui est indépendante du pouvoir civil. 'Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents', indique ce texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

"Pour sa part, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, a exprimé ses "profondes préoccupations" quant à la situation des musulmans rohingyas" lors d'une conversation téléphonique avec Mme Suu Kyi.

Quant à l'Ong Human rights watch, elle s'est attendue à des "décisions substantielles" qui seraient prises par le Conseil de sécurité, notamment un embargo sur les armes en Birmanie.

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