Rohingyas: Trudeau a parlé à Aung San Suu Kyi

16 Septembre, 2017, 07:52 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Mohammad Ponir Hossain  Reuters                       Les réfugiés rohingyas fuient la Birmanie après la campagne de répression de l'armée birmane

Aung San Suu Kyi "aurait dû condamner depuis longtemps ce qui se passe, appeler au calme, chercher la désescalade", estime Manon Schick, invitée jeudi de La Matinale de la RTS. "J'appelle les autorités de Birmanie à suspendre les activités militaires et la violence et à faire respecter la loi", a déclaré M. Guterres.

La dirigeante avait annulé mercredi sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies pour, selon son porte-parole, "coordonner l'assistance humanitaire". S'agit-il de nettoyage ethnique?

En effet, le Prix nobel de la paix est très critiquée de par le monde pour son "laxisme " en ce qui concerne la crise des Rohingyas.

Ils accusent l'armée birmane de tuer les leurs et d'incendier leurs maisons.

Plus de 379.000 Rohingyas se sont réfugiés Bangladesh, pays limitrophe de la Birmanie, depuis fin août pour fuir une campagne de répression de l'armée birmane.

L'ONU considère que les Rohingyas sont victimes d'une 'épuration ethnique' au Rakhine (aussi appelé Arakan), région historiquement en proie à des troubles communautaires et sujette à une nouvelle flambée de violences depuis fin août.

Autorités locales et organisations internationales peinent à prendre en charge cette marée humaine.

Les réfugiés arrivent au Bangladesh épuisés, démunis, affamés, après des jours de marche sous la pluie.

Par ailleurs, dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité, une dizaine de prix Nobel ont appelé les Nations unies à "des actions audacieuses et décisives".

"Nous vous demandons d'agir immédiatement pour faire cesser les attaques militaires aveugles sur des civils innocents", a indiqué le texte signé entre autres par le Bangladais Muhammad Yunus, la Pakistanaise Malala Yousafzai et le Sud-Africain Desmond Tutu.

Mme Suu Kyi, qui avait été faite citoyenne canadienne honoraire en 2007, alors qu'elle était dissidente, soutient que son gouvernement fait face actuellement à une "insurrection", à du "terrorisme" et à la "désinformation" des médias étrangers.

Quant à l'Ong Human rights watch, elle s'est attendue à des "décisions substantielles" qui seraient prises par le Conseil de sécurité, notamment un embargo sur les armes en Birmanie.

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