"Aucun allocataire ne perdra un euro" martèle le gouvernement — APL

17 Septembre, 2017, 13:22 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Le gouvernement souhaite contraindre les bailleurs sociaux qui reçoivent directement les APL à baisser leurs loyers

En ce qui concerne le logements sociaux, il lance "une action concertée avec les bailleurs sociaux" en précisant qu'ils "ne perdront pas d'argent". "Donc si je travaille, alors que j'étais au chômage il y a deux ans, je touche un montant d'APL qui n'est pas en relation avec ce dont j'ai besoin aujourd'hui", justifie le secrétaire d'Etat. Après la baisse mensuelle de cinq euros programmée pour octobre, l'aide personnalisée au logement va désormais être calculée différemment.

La mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2019. Elle sera désormais décidée en fonction du revenu en cours des 6,5 millions de bénéficiaires en France. Cette mesure est juste. Le gouvernement compte ainsi "économiser plus d'un milliard d'euros". Quelques heures plus tard, le Président s'adresse aux propriétaires, pour leur demander d'abaisser volontairement les loyers mensuels de 5 euros; geste de solidarité. "Notre engagement est très clair: aucun allocataire ne perdra un euro", a assuré Julien Denormandie dans les colonnes du JDD.

L'APL est un feuilleton dont chaque épisode maintenant quotidien nous régale. Leur baisse pourrait atteindre 60 euros par mois, avec plus de deux milliards d'économies à la clé. Dans le logement social, il déclare: "On leur demande uniquement [aux bailleurs sociaux] de répercuter ce qu'ils gagneront sur la baisse des loyers".

Julien Denormandie annonce son intention de "simplifier les normes" pour "rendre disponibles plus de terrains constructibles" et ainsi faire baisser les loyers.

Pour ce faire, le gouvernement envisage de geler, pendant deux ans, le taux du Livret A (0,75% actuellement) qui sert au financement de la construction des HLM. "Or le problème, ce n'est pas les APL, ce sont les loyers trop élevés, qui n'ont cessé de progresser depuis quarante ans", a dit le secrétaire d'État.

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