Le monde commence à manquer d'antibiotiques — OMS

21 Septembre, 2017, 10:37 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Pénurie de nouveaux médicaments dans le monde selon l'OMSPlus

Pour résumer le nouveau rapport de l'institution mondiale sur ce sujet, il est selon lui "urgent de multiplier les investissements dans la recherche et le développement pour les infections résistantes aux antibiotiques, y compris la tuberculose".

La plupart des médicaments en développement clinique sont des modifications de classes actuelles d'antibiotiques et ne sont que des solutions à court terme. Pour le directeur général de l'Organisation, "la résistance aux antimicrobiens est une urgence sanitaire mondiale qui met sérieusement en péril les progrès de la médecine moderne ".

Une absence d'innovation à prendre au sérieux car l'OMS a rappelé en février dernier la résistance croissante aux antibiotiques avec une liste de douze familles de " superbactéries ". "Sinon, nous allons revenir à ce temps où les gens craignaient les infections les plus courantes et risquaient leur vie pour des interventions chirurgicales mineures".

Le rapport pointe l'insuffisance "d'options " pour la tuberculose résistante, qui tue quelque 250 000 personnes par an, ainsi que pour des bactéries du type des Acinetobacter et des entérobactéries (telles que Klebsiella et E. coli). Il existe également "très peu" de formes orales d'antibiotiques en développement, pourtant "essentielles pour traiter les infections en dehors des hôpitaux ou dans des contextes à ressources limitées", déplore l'organisation onusienne citée par Le Monde.

Afin de contrer cette menace, l'OMS et l'Initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi) ont lancé le Partenariat mondial sur la recherche-développement en matière d'antibiotiques (GARDP). Le 4 septembre, l'Afrique du Sud, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse et le Wellcome Trust ont annoncé des contributions de plus de 56 millions d'euros pour agir dans ce domaine. Et pour cause, 800 millions de dollars chaque année devraient être alloués à la recherche de nouvelles thérapies.

À eux seuls, les nouveaux traitements ne suffiront pas à faire face à la menace que représente la résistance aux antimicrobiens.

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