Corée du Nord: Angela Merkel en désaccord avec les menaces de Trump

24 Septembre, 2017, 13:09 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le président américain Donald Trump lors de la 72ème Assemblée générale de l'ONU à New York le 19 septembre 2017

Le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong Un, a déclaré que Donald Trump "paierait cher" les menaces qu'il a proférées de "détruire complètement" la Corée du Nord si les États-Unis étaient obligés de se défendre ou de défendre ses alliés.

Les Etats-Unis ont menacé hier la Corée du Nord de nouvelles sanctions.

"Cet événement est survenu dans la zone des précédents essais nucléaires nord-coréens", a précisé le communiqué de l'USGS, qui avait indiqué n'être pas immédiatement en mesure d'en établir la "nature", naturelle ou provoquée par l'homme. "Et c'est pourquoi je suis prête - et le ministre des Affaires étrangères (le social-démocrate Sigmar Gabriel, ndr) est prêt - à prendre mes responsabilités", a-t-elle ajouté.

Pointant la sévérité de la situation, le ministère sud-coréen de l'Unification a remarqué que jamais aucun autre leader nord-coréen n'avait adressé, de la sorte, un message personnel à la communauté internationale. Elle devrait ordonner à sa banque centrale de bloquer toute transaction finacière vers la Corée du Nord.

Après l'essai nucléaire nord-coréen du 3 septembre, qui survenait après deux tirs de missiles intercontinentaux en juillet, le Conseil de sécurité de l'ONU avait voté un huitième train de sanctions contre Pyongyang. Mais Donald Trump n'a pas hésité à s'imposer lors de sa première intervention devant l'Assemblée générale des Nations Unies.

Dans une attaque à peine voilée adressée à la Chine, principal partenaire économique et commercial de la Corée du Nord, Donald Trump a affirmé: "Il est scandaleux que certains pays fassent non seulement du commerce avec un tel régime mais qu'ils arment, fournissent et soutiennent financièrement un Etat qui met en danger le monde avec un conflit nucléaire". C'est pratique courante en Corée du Nord, avec la plupart des insultes à l'encontre des dirigeants américains. A la tribune de l'ONU, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a estimé, rapporte l'AFP, que "la négociation " était "la seule solution " et a appelé tous les acteurs, Américains et Nord-Coréens en tête, à "se réunir ".

Dans une autre dépêche, l'agence KCNA s'en prend à la Chine, son unique alliée, que Pyongyang prend d'ordinaire soin de ménager.

Des dizaines de milliers de Nord-Coréens ont d'ailleurs manifesté samedi sur la place Kim Il-Sung de Pyongyang en soutien à leur dirigeant et pour dénoncer les propos de Donald Trump. La liste comptait alors déjà la Corée du Nord et l'Iran, que Donald Trump a critiqué dans son discours, assurant que l'accord iranien était "une honte " pour son pays.

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