Ouragan Maria : Moins de 100 millions d'euros de dégâts en Guadeloupe

25 Septembre, 2017, 20:55 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • MARIA AUX ANTILLES L'ARRÊTÉ DE CATASTROPHE NATURELLE PUBLIÉ AU JO

Il y a " des vents forts, de la pluie, mais à ce stade rien d'alarmant, même si on sait que c'est un territoire fragilisé, donc je reste prudente", a ajouté la ministre, arrivée mardi soir en Guadeloupe, où Maria a fait au moins deux morts et deux disparus.

" On avait pris l'engagement de publier un arrêté dans les quarante-huit heures et on l'a fait, avec les données que nous avions", a insisté la ministre devant la presse.

Cependant, il restreint les dommages liés aux vents cycloniques aux seules communes de Terre de Bas et de Terre de Haut. Mais ce n'est pas le cas pour l'ouragan Maria, qui a frappé les Antilles les 18 et 19 septembre. "On attend des nouvelles plus précises des Saintes, de la Désirade, de Marie-Galante", trois îles au sud de la Guadeloupe, particulièrement touchées par l'ouragan de catégorie maximale 5. Un dispositif complémentaire de celui des assurances pour "indemniser les dégâts matériels non assurés des particuliers sous conditions de ressources, des petites entreprises, des collectivités locales ainsi que les pertes de fonds et de revenus des exploitants agricoles".

Nous allons travailler dossier par dossier, commune par commune (.) parce qu'il y a eu des dégâts importants, et il n'y a pas le niveau de vent qui peut être reconnu cyclonique (.) donc nous allons travailler pour apporter des réponses dans les jours à venir (.).

Cet arrêté reconnaît l'état de catastrophe naturelle à toutes les communes de l'archipel pour les calamités liées au choc des vagues, aux inondations et aux coulées de boue. Personne ne sera oublié et des solutions seront trouvées pour tout le monde, que ce soit l'habitant, la collectivité ou que ce soit un agriculteur. "Toutes les communes ont été touchées en Guadeloupe, l'agriculture, les pêcheurs. On ne peut pas avoir deux poids deux mesures", a-t-il ajouté. Il reproche au texte actuel d'avoir été pris dans la précipitation.

Maria et ses vents de 260 km/h ont notamment ravagé 100 % des bananeraies de Guadeloupe et 70 % de celles de Martinique.

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