Manuel Valls à la tête d'une mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie

06 Octobre, 2017, 19:38 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Un proche de Valls accuse Mélenchon de complicité avec

Adversaires "irréconciliables", Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls ne ratent plus une occasion de dire tout le mal qu'ils pensent l'un de l'autre.

Manuel Valls a trouvé une mission.

Paris, France | AFP | mardi 03/10/2017 - L'ex-Premier ministre Manuel Valls va présider la mission parlementaire d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, où un référendum d'autodétermination est prévu en 2018, et le chef de file des députés LR Christian Jacob en sera rapporteur. La Mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie comptera 19 membres issus de tous les groupes politiques.

A ce titre, il affirmait vendredi dernier au site Outremers 360 vouloir se rendre en Nouvelle-Calédonie.

L'ex-chef du gouvernement a accusé mardi sur RTL les députés de La France Insoumise d'"un discours islamo-gauchiste": "Une partie de la gauche est dans la complaisance vis-à-vis du communautarisme", de "l'islam politique" et est "irresponsable", avait accusé Manuel Valls. "Ici, qui vient-il trahir?", a tweeté le député des Bouches-du-Rhône. Dans une lettre au président de l'Assemblée François de Rugy, le chef de file des Insoumis conteste le fait que la présidence de cette mission a été confiée à l'ancien Premier ministre. "Nous sommes au pied du mur", explique encore l'ancien Premier ministre qui explique qu'il "ne faut pas politiser, nationaliser ce sujet".

"Sur ce sujet on est sur la même ligne [avec Manuel Valls]", a observé le rapporteur de la mission, Christian Jacob lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

Ils ne se passent plus rien.

Seul député de Nouvelle-Calédonie membre de la mission et ex-membre du gouvernement néo-calédonien, le Constructif Philippe Dunoyer a prévenu lors de la réunion constitutive que "la Nouvelle-Calédonie ne doit pas devenir un enjeu de politique nationale".

Coïncidence de calendrier, indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie s'expriment ce 3 octobre devant la commission de décolonisation de l'ONU, qui se penche sur l'avenir de l'archipel.

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