États-Unis. Un sénateur compare la Maison Blanche à une " halte-garderie "

09 Octobre, 2017, 18:22 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Donald Trump et Bob Corker lors d'un meeting à Raleigh en Caroline du Nord en juillet 2016

"Le sénateur Bob Corker m'a "supplié" de soutenir sa réélection dans le Tennessee. J'ai dit "NON" et il a renoncé, disant qu'il ne pourrait gagner sans... mon soutien", a affirmé Donald Trump, dimanche matin.

"Il a aussi voulu être secrétaire d'Etat, j'ai dit 'NON MERCI'", a poursuivi le milliardaire républicain. De ce fait, je m'attends totalement à ce que Corker fasse partie des voix négatives et qu'il se mette en travers de notre grand programme.

Le sénateur n'a pas été en reste.

Ce à quoi le sénateur Corker répond: "C'est dommage que la Maison-Blanche soit devenue une garderie pour adulte".

Une loi, votée par le Sénat et soutenue par Bob Corker, oblige le président américain à dire au congrès des États-Unis, tous les 90 jours, si l'Iran le respecte et si la levée des sanctions est bien dans l'intérêt national des États-Unis. Ainsi, en août dernier, il avait qualifié Donald Trump d'"incompétent", provoquant une vague de critiques de la part de la Maison-Blanche. "Il n'avait pas les tripes pour être candidat", a conclu le président, sans autre précision. Ces propos avaient été lâchés alors que Donald Trump essayait de gérer la flambée de violence de Charlottesville, dans l'Etat de Virginie.

En janvier, Bob Corker, qui est aussi président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat et auteur d'une loi estimait que Donald Trump ne devrait pas revenir sur l'accord concernant le nucléaire iranien. Dans les colonnes du New York Times, il estime qu'avec ses menaces contre certains pays, le locataire de la Maison Blanche risque de placer les Etats-Unis "sur le chemin de la troisième guerre mondiale ". Selon Corker, c'est plutôt le président lui-même qui l'avait exhorté à briguer un troisième mandat aux prochaines sénatoriales de 2018. "Nous avons besoin d'une protection santé, il nous faut des réductions/réformes fiscales, nous avons besoin de gens qui puissent faire le travail", écrit-il.

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