Un concours Miss Monde en fauteuil roulant

09 Октября, 2017, 13:36 | Auteur: Gerard Affre
  • AFP  W. Radwanski

Organisé à l'initiative de la fondation non gouvernementale polonaise Jedyna Taka, le concours avait pour l'objectif de "changer l'image de femmes dans les fauteuils roulants, pour qu'elles ne soient pas définies à travers cet instrument, mais aussi d'insister sur le fait que, dans différentes parties du globe, le fauteuil roulant est toujours un luxe", a indiqué à l'AFP Mme Katarzyna Wojtaszek-Ginalska, co-fondatrice du projet et présidente du jury.

La couronne de Miss Monde est allée à la Bélarusse Alexandra Chichikova, 23 ans, étudiante en psychologie et pédagogie sociale. Sans être absolument certains que ce soient les concours de Miss qui véhiculent un message très positif sur l'image des femmes, on peut en tout cas se féliciter que l'acceptation de la diversité des corps fasse un peu son chemin, même s'il faut en passer par des podiums à paillettes. Comme lors des élections habituelles de Miss Monde, elles ont défilé avec plusieurs tenues, comme le costume national, la robe de cocktail et la tenue de soirée. Le concours s'est déroulé à Varsovie, samedi soir.

Il y avait là, entre autres participantes, la Finlandaise Kati van der Hoeven, qui communique avec son mari par des mouvements de pupilles, la Polonaise Beata Jalocha, kinésithérapeute blessée en 2013 lorsqu'un homme tombe sur elle en se suicidant du septième étage d'un immeuble, ou de la Néerlandaise Mirande Bakker, victime d'une erreur médicale. Parmi elles, on retrouve la Française Nadjet Meskine, joueuse de football et mannequin, qui remporte le titre convoité de Miss Sourire. Elles ont été jugées certes, sur leur physique, mais surtout sur leurs expériences, leurs engagements personnels et réflexions sur leur condition. Et ce malgré les préjugés et le fauteuil roulant. "Luttez contre vos angoisses et vos peurs ", a-t-elle déclaré lors de la soirée de gala. Née sans mains et sans jambes, la jeune femme doit s'adapter "à la musique, à la chorégraphie, mais c'est ok". Chaque pays pouvait être représenté par deux candidates au maximum.

D'après la coprésidente, la beauté n'est pas la principale qualité requise chez la gagnante: "La personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets" rentrent aussi en comptent. Cette première édition dans la capitale polonaise a réuni des représentantes d'Angola, Bélarus, Brésil, Canada, Chili, Etats-Unis, Finlande, France, Guatemala, Pays-Bas, Inde, Italie, Mexique, Moldavie, Pologne, Afrique du Sud, Russie et Ukraine.

"Nous sommes toutes gagnantes: nous nous sommes fait de nouveaux amis, nous avons vécu de nouvelles expériences, connues toute cette ambiance ensemble ", a confié Chilienne Maria Diaz, 28 ans. "C'est la première occasion du genre pour montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons".

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