Trump et May discutent du dossier nucléaire iranien

12 Octobre, 2017, 11:49 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Nucléaire iranien : Donald Trump seul contre l'accord

Le traité a été signé par l'Iran, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Union européenne.

Les États-Unis s'opposeront au "monde entier", et pas seulement à l'Iran, s'ils sortent de l'accord sur le nucléaire iranien, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani, alors que son homologue américain Donald Trump s'apprête à dénoncer cet accord signé en 2015. Le président doit annoncer sa décision dans un discours exposant une " stratégie globale " d'endiguement des " activités déstabilisatrices " de l'Iran.

Certains démocrates à l'époque avaient également rejeté un tel pacte, à l'image du représentant Eliot Engel (16 district de New York). Sur ces centrifugeuses restantes, seules 5 100 seraient utilisées pour enrichir de l'uranium.

Donald Trump a jusqu'ici "certifié" l'accord mais a fait savoir que l'échéance cruciale serait la prochaine, qui tombe dimanche. "Ils ont proposé un plan qui préserve ce sur quoi ils ont des inquiétudes sans qu'il soit 'recertifié', ce que le président a très clairement dit qu'il ne ferait pas", a affirmé ce responsable.

Le prix Nobel de la paix 2017, la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN), a appelé lundi l'administration de Donald Trump à préserver l'accord international conclu avec l'Iran sur son programme atomique pour "éviter tout nouveau conflit".

Si "décertification " il y a, alors le dossier sera transmis au Congrès américain.

Une telle annonce entraînerait l'ouverture d'un débat au Congrès des États-Unis, lequel aurait alors 60 jours pour décider de réimposer ou non les sanctions américaines suspendues contre Téhéran.

Selon de nombreuses sources sur la colline du Capitole et proches de la Maison blanche, l'administration Trump envisagerait en réalité de se servir de la "décertification " pour accroître les pressions sur Téhéran afin qu'il renégocie l'accord, non pour y mettre fin.

Le nombre de pays apportant leur appui à la position hostile de Washington en ce qui concerne l'accord nucléaire peut être compté sur les doigts d'une main, selon M. Rohani, faisant remarquer que d'autres parties impliquées dans l'application de l'accord ne soutiennent pas le retrait américain de l'accord. Mais le Congrès pourrait aussi décider de ne rien faire.

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