La justice tient tête à Jacob Zuma — Afrique du Sud

15 Octobre, 2017, 16:49 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Le président sud-africain Jacob Zuma aux Nations unies à New York le 20 septembre 2017

Après le verdict de la Cour d'appel de Bloemfontein, le chef de l'Etat risque un procès retentissant pour corruption, alors que l'ANC tient dans deux mois sa conférence électorale. Dès lors, il appartient parquet général sud-africain de décider du sort qui sera réservé à ce dossier, à haute teneur politique, dans un contexte préélectoral.

Il avait été formellement inculpé, mais ces poursuites avaient été abandonnées en 2009 au motif qu'elles étaient motivées politiquement.

A la pointe du combat contre le chef de l'Etat, le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a salué une "victoire pour la justice, pour l'Etat de droit et pour l'Afrique du Sud".

La présidence s'est pour sa part réjouie dans un communiqué que Jacob Zuma puisse désormais "présenter ses arguments" au parquet afin qu'il rende "une décision fondée".

L'affaire a tout de même valu à M. Zuma un limogeage de son poste de vice-président en 2005, mais il a fait un retour triomphal en 2007 en accédant à la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et a réussi à obtenir la chute du président Mbeki un an plus tard.

Les faits remontent à 1999 lorsque Jacob Zuma était vice-président. Elle a enfin obtenu satisfaction en 2016, lorsqu'un tribunal de Pretoria a jugé "irrationnel" l'abandon des poursuites.

De son côté, Jacob Zuma semble bien décidé à jouer la montre, ses avocats ont indiqué qu'ils souhaitent porter de nouveaux éléments à la connaissance du parquet avant que celui-ci ne se positionne.

Cette décision constitue un nouveau coup dur pour Jacob Zuma, déjà affaibli par une série de scandales qui perturbent la fin de son règne.

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