New Delhi en pleine asphyxie — Pollution

08 Novembre, 2017, 22:33 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Des cyclistes circulent dans la ville de New Delhi en Inde le 7 novembre 2017

Mardi, les habitants de la capitale indienne se sont réveillés avec un épais brouillard, qui n'a malheureusement rien de naturel: une pollution aux particules ultra-fines qui a explosé tous les compteurs de dangerosité pour la santé. "Nous avons ordonné la fermeture de toutes les écoles de Delhi jusqu'à dimanche", a tweeté Manish Sisodia, vice-ministre en chef de la région de Delhi. Pour rappel, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser un taux de 25 en moyenne journalière pour la santé.

A lire aussi: "Le gouvernement indien a prévenu que l'écologie passerait après les besoins industriels" Cette décision est une extension de la fermeture, décidée la veille, des écoles primaires uniquement. A savoir: la pollution s'insinue jusque dans le métro souterrain de la ville, dont les galeries sont enfumées.

La capitale indienne perdue dans le brouillard. Respirer l'air de la ville équivaudrait à fumer plus de 50 cigarettes en une journée. L'année dernière déjà, à la même période, New Delhi avait connu son épisode de smog. Ces particules parviennent en effet à s'infiltrer dans l'organisme et le sang, à travers les poumons, et accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer.

Depuis deux jours, un brouillard polluant, qui présente des niveaux dangereux pour la santé, recouvre la ville.

Des situations comme celles de New Delhi mettent en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées.

En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès dans ce pays, plus lourd bilan humain de la planète, a estimé une récente étude publiée dans la revue The Lancet.

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