Les enquêtes de Chalon-sur-Saône et Dijon regroupées — Attaques au marteau

09 Novembre, 2017, 07:18 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • La tribune Est du stade Gaston-Gérard à Dijon a été inaugurée samedi 16 septembre 2017

Le "commando de défense du peuple et de la patrie française" qui a revendiqué la semaine dernière des attaques au marteau a envoyé des mails de menaces à la rédaction du Bien Public. Son homologue dijonnais, Éric Mathais, a toutefois tenu à préciser que cette décision "ne signifie pas que nous avons progressé dans la discrimination entre les hypothèses d'une revendication opportuniste ou d'une revendication réelle". Voici ce qu'il faut retenir de ces messages.

Dans un premier message envoyé à la rédaction du journal local, ce groupuscule s'en prend à SOS Racisme, qui a déposé plainte pour soutenir les victimes.

Le commando d'ultra-droite qui a revendiqué la semaine dernière des agressions commises en septembre en Bourgogne réclame la libération de Logan Alexandre Nisin et de ses proches. Il a expliqué que le cri de l'agresseur se justifiait par la nécessité "d'aiguiller les enquêteurs sur une fausse piste". Et dit vouloir lutter "contre l'islamisation" de la France. Ce mystérieux "commando", qui a récemment déclaré "son admiration pour Anders Behring Breivik", l'auteur d'une tuerie qui a fait 77 morts en Norvège en 2011, a également menacé l'association SOS Racisme pour avoir saisi la justice suite à la revendication des attaques par le CDPPF. Le groupe "fait également part de son intention de passer une nouvelle fois à l'acte", selon le quotidien régional.

Dans plusieurs mails adressés au quotidien Le Bien Public, le "commando de défense du peuple et de la patrie française" menace de frapper le stade Gaston-Gérard le 18 novembre prochain, si neuf de ses membres ne sont pas remis en liberté. Il demande "l'abandon des poursuites à leur encontre".

"Sans quoi, nous frapperons le prochain grand événement ayant lieu à Dijon, à savoir le match de Première division Dijon FCO- Espérance Sportive Troyes Aube Champagne (ESTAC) ", pouvait-on lire dans ce même mail. Pour rappel, ce groupe d'extrême droite radicale est soupçonné d'avoir envisagé des actions violentes visant notamment des hommes politiques ou des mosquées. La rencontre est prévue le 18 novembre à 20 heures.

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