Petits arrangements entre députés LREM — Emplois familiaux

09 Novembre, 2017, 12:24 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Nicole Trisse a bien voté la loi sur la moralisation de la vie publique 		Crédits: Site internet Les Echos

StreetPress précise que ces emplois ne sont pas illégaux mais qu'ils devront être signifiés au bureau de l'Assemblée nationale d'ici le 15 décembre. Notamment sur le volet des emplois familiaux. Et d'ajouter: "Il n'y a pas d'emploi de complaisance", expliquant que "les conditions d'emploi de ses collaborateurs "sont parfaitement conformes aux dispositions normatives en vigueur depuis la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique". Alors, à l'approche de cette date butoir, les députés s'organisent. Une pratique totalement légale, à une seule condition: lorsqu'un collaborateur parlementaire a un lien familial avec un autre député, il doit en informer "sans délai" le député pour lequel il travaille ainsi que l'administration de l'Assemblée.

Au moins deux députés LREM, Christophe Arend et Bertrand Sorre, ont embauché les enfants d'autres députés LREM, selon l'AFP qui cite des sources parlementaires et confirme par là une information du site Streetpress.

De son côté, Nicole Trisse, également contactée par LCI, ne réfute pas également l'emploi de sa fille par son collègue Christophe Arend. "Ma fille est dans la sphère politique depuis trois ans, elle est compétente et avait déjà travaillé avec le député Bertrand Pancher (UDI) dans le passé. C'est elle qui a en fait signalé que je suis devenue députée", a déclaré Nicole Trisse.

Dans le même esprit, le média en ligne souligne que Bertrand Sorre, élu macroniste de la Manche est employeur de Maryll Vignal, fille de Patrick, député LREM de l'Hérault. Elle était auparavant employée par son père, mais a changé du fait des nouvelles règles.

Ces députés LREM n'ont pas tous voté les lois de moralisation, certains n'ayant pas participé aux votes. Nicole Trisse, qui les a approuvées après "tellement d'affaires et de défiance", déplore cependant "un amalgame entre emplois familiaux et emplois fictifs".

Cette loi définit "ce qui est moral en épinglant précisément ce qui ne l'est pas", a-t-il ajouté. Dans un communiqué, il affirme que "la loi sur la moralisation de la vie publique autorise un parlementaire à embaucher la fille ou le fils d'un autre parlementaire" car "elle ne l'interdit pas".

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