Puigdemont explique pourquoi il a quitté la Catalogne

09 Novembre, 2017, 04:10 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Le président catalan déchu Carles Puigdemont en entrevue à la télévision publique belge

"Ils ont honoré ce rendez-vous", a-t-il ajouté.

Les cinq personnes visées par les mandats d'arrêts émis par l'Espagne pour sédition, rébellion et détournement de fonds, se trouvaient le 5 novembre dans les locaux du parquet de Bruxelles.

Conformément aux réquisitions du parquet de Bruxelles, les cinq Catalans réfugiés en Belgique depuis une semaine ont été laissés en liberté sous conditions, dimanche soir, dans l'attente de l'examen des mandats d'arrêt émis par l'Espagne à leur encontre.

Depuis l'organisation du référendum en Catalogne, le bras de fer avec le gouvernement espagnol qui s'en est suivi et aujourd'hui son exil à Bruxelles, Carles Puigdemont fait la Une. Ils ont été officiellement notifiés de ces mandats, qu'ils ont pu consulter avec leurs avocats.

"Les autorités judiciaires belges pourraient refuser la remise de M. Puigdemont s'il y a des risques avérés et sérieux des droits fondamentaux s'il est remis à l'Espagne et si les autorités judiciaires belges considèrent que les faits qui sont reprochés à Puigdemont ne sont pas des infractions pénales en droit belge", a expliqué Anne Weyembergh, présidente de l'Institut d'Etudes européennes de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Réponse en cinq points.Qu'est-ce qu'un mandat d'arrêt européen? Carles Puigdemont et son avocat ont en effet déjà fait part de leur volonté de s'opposer à ce mandat.

Cinq jours après son arrivée à Bruxelles, le Président catalan destitué par Madrid, Carles Puigdemont, a évoqué dans une interview à la télévision publique belge RTBF les motifs qui l'ont conduit dans la capitale de l'Europe.

La décision finale doit être prise dans un délai de 60 jours, étendu à 90 jours en cas de circonstances exceptionnelles. Mais le ministère belge de la Justice a fait savoir dans un communiqué que si tous les délais et recours étaient utilisés au maximum des possibilités, la procédure pourrait prendre plus de trois mois. La première audience devant la juridiction belge qui statuera sur l'exécution du mandat d'arrêt visant Carles Puigdemont et quatre ex-conseillers a été fixée au vendredi 17 novembre à 14h, a appris l'AFP lundi de source judiciaire.

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