Un des suspects hospitalisé en France

09 Novembre, 2017, 20:50 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Opération anti-terroriste en France ce mardi matin: sept personnes interpellées

En France, les neuf interpellations ont eu lieu à Menton (département des Alpes-Maritimes), Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), et en région parisienne (Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis). Une équipe commune d'enquête avait été mise en place avec les autorités suisses.

Les conversations entre ces suspects étaient jugées inquiétantes. Des perquisitions ont également été menées en Suisse. "Elles ont par ailleurs mis en évidence qu'il avait dans ce cadre des contacts avec des individus demeurant en France avec qui il évoquait notamment des projets d'actions violentes aux contours mal définis à ce stade", a expliqué une source judiciaire. "Une photo de lui avait été trouvée sur les réseaux sociaux, tenant une feuille proclamant son allégeance" au groupe djihadiste Etat Islamique (EI), ont-elles précisé.

Cette opération antiterroriste "vise à permettre de préciser les contours des projets qu'elles nourrissaient", a ajouté une source judiciaire.

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a dans la foulée publié un communiqué dans lequel il évoque une procédure pénale dirigée contre deux personnes, le citoyen suisse de 27 ans et une Colombienne de 23 ans.

Radicalisées sur internet, les personnes interpellées mardi matin en région parisienne, dans les Alpes-Maritimes et en Suisse, avaient été endoctrinées par un "prétendu imam", a révélé mercredi le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Une information judiciaire avait été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris le 19 juillet dernier pour des faits susceptibles d'être qualifiés d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle et provocation directe à la commission d'un acte de terrorisme par un moyen de communication au public en ligne", précise l'AFP. "Je veux (.) minimiser, elles font partie de ces opérations que nous menons hélas de manière relativement habituelle, où nous arrêtons un certain nombre d'individus que nous jugeons dangereux", a-t-il déclaré à Berlin lors d'un conseil franco-allemand d'intégration.

Recommande: