La maire de Barcelone accuse Puigdemont d'avoir mené la Catalogne "au désastre"

11 Novembre, 2017, 21:31 | Auteur: Phil Beauvilliers

Les indépendantistes, qui tentent de maintenir la mobilisation, ont appelé à protester à Barcelone à partir de 17h00 ce samedi.

Exigeant la libération de leurs dirigeants, ils espèrent la même affluence qu'à l'occasion de la fête de Catalogne, le 11 septembre, qui rassemble depuis 2012 des centaines de milliers de personnes.

La manifestation a été convoquée par deux puissantes organisations séparatistes - l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Omnium - pour appeler à la remise en liberté de leurs deux dirigeants incarcérés, ainsi que la libération de huit anciens membres du gouvernement catalan destitué à la suite de la déclaration d'indépendance pour "sédition", "rébellion" et "détournements de fonds".

D'un montant de 150 000 euros, la caution réclamée à Mme Forcadell est six fois plus élevée que celle, de 25 000 euros, fixée pour cinq autres parlementaires.

Le président de l'exécutif catalan destitué, Carles Puigdemont - visé par un mandat d'arrêt européen à la demande de la justice espagnole - a appelé les indépendantistes à faire entendre une "clameur commune" lors de cette manifestation.

Dans cette affaire, Carme Forcadell et 76 autres requérants, en l'occurrence des députés du Parlement catalan, se plaignent de l'interdiction qui leur avait été faite d'une date de réunion en plénière par la Cour constitutionnelle espagnole qui portait sur la déclaration d'indépendance, selon le porte-parole de la Cour européenne des droits de l'homme. La Cour confirme avoir reçu quatre requêtes catalanes dont l'une de ces requêtes, reçue le 18 octobre, émanait de la présidente du Parlement catalan. Mais huit ex-ministres du gouvernement séparatiste catalan et deux dirigeants d'associations indépendantistes restent incarcérés près de la capitale espagnole.

Carme Forcadell, une indépendantiste de la première heure, avait compté un à un les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession le 27 octobre, soit 70 sur 135.

C'est ce qui explique sans doute, d'après le porte-parole du gouvernement conservateur espagnol Inigo Mendez de Vigo, que le juge accepte le maintien en liberté contre le versement de cautions.

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