Catalogne: présidente du Parlement devant la justice

12 Novembre, 2017, 15:21 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Catalogne: la présidente du parlement écrouée jusqu'au versement d'une caution de 150 000 eurosPlus

Et l'ancien président catalan n'a pas vraiment apprécié de le sort réservé à Carme Forcadell. "Vous n'êtes pas seuls!", disaient les uns aux élus indépendantistes, "Puigdemont (président indépendantiste destitué) en prison", hurlaient les autres.

Dans cette affaire, "Forcadell i Lluiss et autres contre Espagne", "Carme Forcadell et 76 autres requérants, en l'occurrence des députés du Parlement de Catalogne, se plaignent de l'interdiction qui leur avait été faite d'une date de réunion en plénière par la Cour constitutionnelle espagnole qui portait sur la déclaration d'indépendance", a indiqué le porte-parole de la CEDH. Indépendantiste de la première heure, elle avait compté, un à un, les bulletins des élus qui avaient voté pour la sécession le 27 octobre. Il déplore que Mme Forcadell soit contrainte de "dormir en prison pour avoir permis un débat démocratique".

Une nouvelle journée de manifestations est attendue samedi à Barcelone en faveur des dirigeants séparatistes incarcérés, au lendemain de la libération sous caution de la présidente indépendantiste du parlement catalan, Carme Forcadell.

La Cour, compétente s'agissant de parlementaires, a jugé recevable la demande d'enquête du parquet sur de possibles faits de rébellion ou sédition, voire de malversations de fonds, délits commis en vue de déclarer l'indépendance. C'est la démocratie espagnole": "même depuis la Belgique, Carles Puigdemont continue de s'en prendre au pouvoir espagnol, ici sur Twitter. Ces chiffres, invérifiables, justifient selon eux la déclaration d'indépendance qui a suivi.

Prisonniers politiques?Alors, ces indépendantistes sont-ils réelement des prisonniers politiques, comme l'affirme M. Puigdemont?

L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International écarte cependant l'idée qu'ils soient des "prisonniers d'opinion". En Espagne, le délit de rébellion est passible de 15 à 30 ans de prison, et celui de sédition d'un maximum de 15 ans.

Recommande: