PSA crée une coentreprise en Algérie

13 Novembre, 2017, 11:19 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Le français Peugeot signera un accord pour la construction d'une usine automobile en Algérie

Peugeot vient par ailleurs de racheter la marque Opel. L'implantation industrielle de PSA en Algérie a enfin été finalisée.

Le gouvernement algérien a fait, ces toutes dernières années, de l'industrie mécanique une priorité pour diversifier au plus vite sa production et éventuellement ses exportations hors hydrocarbures.

L'accord a été signé dans le cadre de la 4e session du Comité mixte économique franco-algérien auquel participaient, côté français, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, précise un communiqué du constructeur automobile français.

Selon l'un des associés phare dans l'usine de Peugeot en Algérie, M. Abderrahmane Benhamadi, patron du groupe Condor Electronics, cette nouvelle usine qui s'étend sur 120.000 hectares sera réalisée dans la région d'Oran et aura comme premier objectif de produire 25.000 véhicules à la fin de sa première année d'exercice. Le site devrait permettre la création de 1.000 emplois directs. L'investissement total est de l'ordre de 100 millions d'euros pour la co-entreprise, détenue à 49% par PSA. Les 51% restants sont répartis entre trois sociétés algériennes, conformément à la loi.

PSA espère vendre 700 000 véhicules par an d'ici 2021 au Moyen-Orient et en Afrique, et un million de voitures d'ici 2025.

Le groupe français a lancé les travaux d'une usine à Kenitra, au Maroc voisin, où 90.000 véhicules doivent être produits annuellement à partir de 2019, avec un taux d'intégration (c'est à dire de pièces fabriquées sur place) d'au moins 60%.

Depuis 2012, plusieurs groupes automobiles notamment le Français Renault, le Sud-coréen Hyundai, et l'Allemand Volkswagen, ont pris quartier respectivement à Oran, Tiaret et Relizane. Alors que le secteur est devenu crucial en Algérie depuis la chute des prix du pétrole, qui lui apportait 95 % de ses devises, l'ancien ministre de l'Industrie avait regretté cet été que les constructeurs étrangers se livrent à des " importations déguisées ".

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