Le chef de l'armée met en garde Mugabe — Zimbabwe

14 Novembre, 2017, 23:35 | Auteur: Phil Beauvilliers
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Un témoin de Reuters a vu deux chars stationnés le long de la route de Chinhoyi, à environ 20 km de Harare.

La raison de la présence de ce convoi n'était pas claire dans l'immédiat.

Le Zimbabwe était sur le qui-vive, mardi, alors que des véhicules blindés de l'armée ont été aperçus à l'extérieur de la capitale un jour après que le commandant de l'armée eut menacé d'intervenir pour calmer les tensions politiques au pays.

D'un côté les inconditionnels du président Robert Mugabe, et de l'autre, les alliés du vice-président Emmerson Mnangagwa.

"On voit très rarement des chars dans les rues".

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a limogé son vice-président Emmerson Mnangagwa la semaine dernière.

Constantino Chiwenga, le chef de l'armée zimbabwéenne, avait en effet durant une conférence de presse tenue le lundi 13 novembre, menacé d'intervenir si la purge lancée au sein de la ZANU-PF ne cessait pas.

Dans un communiqué, le parti présidentiel, la Zanu-PF, affirme que les critiques du chef de l'armée, le général Constantino Chiwenga, étaient "clairement destinées à perturber la paix nationale (...) et démontrent une conduite relevant de la trahison de sa part étant donné que cela a été fait pour encourager au soulèvement".

L'ancien vice-président Mnangagwa, 75 ans, a été humilié et démis de ses fonctions et a fui le pays, après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, 52 ans.

Figure controversée, connue pour ses violents accès de colère, Mme Mugabe, qui dirige la branche féminine du parti de son mari, compte de nombreux opposants au sein du parti et du gouvernement. Avec l'éviction de ce dernier, elle se retrouve en position idéale pour succéder à son époux.

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