Le Premier ministre Hariri se dit "libre", va "rentrer au Liban bientôt"

14 Novembre, 2017, 18:57 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • A billboard depicting Lebanon's Prime Minister Saad al-Hariri who has resigned from his post is seen in Beirut Lebanon

Mais samedi soir, il a pris part à une réception organisée à l'aéroport de Ryad pour le roi Salmane qui revenait de Médine (ouest), selon le bureau de presse du premier ministre libanais.

L'interview a même fait le buzz sur les réseaux sociaux où les internautes ont abondamment commenté le regard furtif du Premier ministre démissionnaire et la présence d'un homme avec un papier entre les mains. "Je parle d'informations assurant que l'Arabie saoudite a demandé à Israël de frapper le Liban", a-t-il insisté. C'est en tout cas l'avis d'Hassan Nasrallah, leader du mouvement.

"J'ai démissionné pour créer un choc positif au Liban", a-t-il expliqué, notant qu'avant cette démission, il avait évoqué des menaces pesant sur le Liban. La classe politique libanaise estime que Saad Hariri est détenu contre son gré en Arabie saoudite. "Afin de prévenir ceci, nous avons en particulier besoin du retour (au Liban) du Premier ministre actuel, d'une réconciliation dans le pays et d'empêcher une influence de l'extérieur", avait insisté lundi matin le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel.

Depuis le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont coupé toutes leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de " soutenir le terrorisme " et de se rapprocher de l'Iran. "Nous appelons les forces politiques (du pays) à se concentrer sur le Liban et sur ce qu'ils peuvent apporter aux citoyens (et exhortons) le Premier ministre Hariri à retourner dans le pays", a-t-elle insisté. Il accusait l'Iran, le plus grand ennemi d'Arabie Saoudite au Moyen-Orient, d'orchestrer son assassinat.

L'Elysée avait fait savoir vendredi que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane 'a assuré ne pas vouloir faire la guerre au Hezbollah' (libanais, allié de l'Iran) et désirait 'préserver la stabilité du Liban', lors d'une rencontre avec M. Macron.

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