Près d'un médicament sur deux est à proscrire — Automédication

14 Novembre, 2017, 14:49 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Une «liste noire» des médicaments à éviter

Dans son enquête sur les 62 médicaments les plus vendus en automédication, près d'un sur deux serait à proscrire.

Mal de gorge - Angi-spray mal de gorge, Colludol, Drill, Drill miel rosat, Hexaspray, Humex mal de gorge lidocaïne-benzalkonium, Strefen sans sucre, Strepsils lidocaïne, Strepsils miel citron. Au fond du fond, on trouve de nombreux médicaments anti-rhume, comme Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume, qui sont, pour certains, vendus seulement en France. Selon une étude du magazine 60 millions de consommateurs, sur 62 médicaments étudiés, près de la moitié sont tout simplement à "proscrire " et ont été inscrits sur une "liste noire ".Pour faire simple, le rapport bénéfice/risque pour la santé est défavorable. On ne peut déterminer avec certitude leur efficacité, mais ils présentent rarement, ou pas du tout, d'effets indésirables.

Ces médicaments auraient été "passés au crible" sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud (pharmacologue clinicien reconnu et membre de l'Académie de médecine) et Hélène Berthelot (pharmacienne).

"21% d'entre eux sont à privilégier pour leur rapport bénéfice/risque favorable" tels que Vicks Vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Forlax 10 G, ou encore Maalox sans sucre. "C'est l'hécatombe par rapport à l'étude que nous avions réalisée en 2015, où il y avait 35 % de médicaments à privilégier et seulement 50 % à proscrire", déplore la revue.

" Cette substance expose à des risques d'accidents cardio-vasculaires et d'AVC", observe le Pr Giroud qui qualifie ces médicaments à proscrire de " dangereux ". Il s'agit là de traitements tout-en-un qui combinent un vasoconstricteur pour le nez bouché, un antihistaminique pour le nez qui coule et du paracétamol par exemple. La raison? Depuis le mois de juillet, les sirops ou comprimés à base de dextrométhorphane (une substance efficace pour combattre les toux sèches) ne sont plus accessibles sans ordonnance, suite à quelques débordements de la part d'ados. Il regrette notamment le manque d'information, car " le public ne connaît les médicaments que par la publicité".

Le magazine français 60 millions de consommateurs va même plus loin.

De plus, il pointe du doigt ces produits pharmaceutiques aux effets nocifs, dont l'efficacité reste discutable: " si le risque zéro n'existe pas, malheureusement, l'efficacité zéro, elle, est indiscutable pour plus de 55 % des médicaments d'automédication.

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