Sept élus français déclarés persona non grata en Israël

14 Novembre, 2017, 16:20 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • L'ultra terroriste marwan barghouti

Le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou, actuel premier ministre d'Israël, vient de refuser l'entrée sur son territoire à sept autorités françaises.

Des élus communistes et insoumis, dont quatre députés, se rendront du 18 au 23 novembre en Israël et dans les Territoires palestiniens pour rencontrer le dirigeant palestinien emprisonné Marwan Barghouti afin "d'alerter sur la situation des près de 6.000 prisonniers politiques palestiniens". Ce dernier est considéré comme un "terroriste" par l'Etat hébreu qui lui a infligé cinq peines de prison à perpétuité pour meurtres pour son rôle dans la seconde Intifada, le soulèvement palestinien entre 2000 et 2005.

Marwan Barghouti, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël, est surnommé par ses sympathisants le "Mandela palestinien".

Selon Jerusalem Post, cette décision s'explique par le fait que ces autorités avaient apporté leur soutien au mouvement BDS (Boycott, Divestment, Sanctions), une campagne internationale appelant à exercer des pressions économiques pour obtenir d'Israël la fin de l'occupation des terres arabes.

"Dans un communiqué, le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan a indiqué qu'il n'autorisera pas l'accès au territoire à ceux qui appellent à s'en prendre à Israël, en particulier quand ils demandent à rencontrer et à conforter un fieffé meurtrier comme Barghouthi, incitant ainsi à soutenir le terrorisme". Seuls les élus français sont visés par la mesure israélienne.

La délégation comprendra notamment le secrétaire général du PCF et sénateur Pierre Laurent, quatre députés LFI (Clémentine Autain, Danièle Obono, Muriel Ressiguier et Michel Larive) et des élus locaux dont le maire PCF de Gennevilliers Patrice Leclerc.

Le journal israélien Haaretz a pu consulter un document officiel émanant du ministère des Affaires stratégiques, dans lequel les élus français sont présentés comme des "provocateurs".

Des élus de la France Insoumise ont accusé mardi l'Etat israélien de "déni de démocratie et de liberté", en réponse aux déclarations des autorités israéliennes qui s'opposent à leur entrée sur le territoire en raison de leurs activités "liées au boycott d'Israël". Le mouvement appelle "le président de la République Emmanuel Macron, le gouvernement et le président de l'Assemblée nationale François de Rugy à intervenir pour que cette menace d'interdiction ne soit pas rendue possible", estimant qu'"il en va de la démocratie et de la paix".

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