Une passagère au bras long fait arrêter un équipage d'Air France — Argentine

14 Novembre, 2017, 09:37 | Auteur: Phil Beauvilliers

Puis, elle a de nouveau demandé un changement de siège au motif cette fois-ci d'une attitude déplacée de son voisin: il se serait visiblement masturbé à ses côtés, un détail qu'elle n'aurait pas mentionné à bord. Malgré le fait que l'équipage n'ait constaté aucune anomalie à ce sujet, le personnel lui a cependant attribué un autre siège.

Le SNPNC rapporte que l'équipage du vol AF 228 du 29 octobre 2017 à destination de Buenos aires a vécu 48 heures d'angoisse à Buenos Aires.

Un syndicat dénonce les conditions " inacceptables " dans lesquelles un équipage de la compagnie aérienne Air France a été traité lors d'une escale à Buenos Aires, après la plainte abusive d'une passagère ayant des liens de parenté avec des magistrats locaux. L'équipage avait à deux reprises réveillé "le passager français de grande taille et corpulent, assis au milieu d'une rangée de trois sièges, car il empiétait sur l'espace de sa voisine; l'homme a été interpellé et placé à l'isolement pendant 24 heures, sans pouvoir avoir accès à un avocat ou à l'assistance consulaire". Les mêmes sources indiquent que l'équipage avait proposé à la passagère de changer de place avant le départ du vol, mais elle avait refusé.

Ils ont ensuite reçu l'injonction de se rendre au Tribunal de Buenos Aires le lendemain matin à 8h30. Et ce, à la "suite d'accusations proférées par une passagère", visiblement la fille d'un "ancien vice-ministre de la Justice". Aucune explication ne lui a été donnée et il avait été interdit à quiconque de l'accompagner et de communiquer avec lui, deux gardes armés étant placés devant sa porte. Une partie de l'équipage a même été incarcéré avant d'être relâché sans plus d'explication. Finalement, il a été "purement et simplement relâché sans excuse ni explication". Le SNPNC raconte les événements et demande une enquête, s'inquiétant des conditions d'exercice de leur profession dans certains pays et notamment en Argentine, estimant que cette affaire "démontre que de façon aléatoire nos collègues peuvent être victimes de procédures arbitraires et sommaires et faire les frais d'une justice partiale et instrumentalisée".

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