Les jeunes médecins généralistes en désaccord avec la Cour des comptes — Santé

30 Novembre, 2017, 20:18 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Les jeunes médecins généralistes en désaccord avec la Cour des comptes — Santé

" À noter que l'augmentation du montant des dépassements est désormais inférieure à l'augmentation de l'activité (+4,5% entre 2012 et 2016) ", souligne également l'Assurance maladie. Car davantage de médecins s'affranchissent des tarifs de la Sécu. Cette augmentation continue s'est effectivement arrêtée au début des années 2010, avec une baisse constante depuis lors, aidée par la mise en place du contrat d'accès aux soins en 2012 puis l'Optam et Optam-co en 2016, suite à la dernière convention médicale. La Cour suggère d'établir "des règles de plafonnement des dépassements d'honoraires (.) entraînant en cas de non-respect l'exclusion du conventionnement du professionnel de santé en cause ".

En 2016, 2,66 milliards d'euros ont été facturés. L'Assurance maladie voit notamment dans cette hausse ininterrompue l'augmentation du nombre de médecins spécialistes et une augmentation générale de leur activité - les dépassements des spécialistes représentaient à eux seuls 2,45 milliards d'euros en 2016.

La baisse s'est encore légèrement confirmée au 1er semestre 2017 (-0,3 point pour l'ensemble du secteur 2). Parallèlement, la part d'actes réalisés à tarifs opposables a grimpé de 5,4 points sur la même période, de 32,1% à 37,5%. La Caisse nationale d'Assurance-maladie (CNAM) devait pourtant en faire l'annonce très officiellement, mercredi 29 novembre, à l'occasion de la tenue de l'Observatoire des pratiques tarifaires: la moyenne nationale du niveau des dépassements d'honoraires pratiqués par les médecins en secteur 2 (en honoraires libres) est en recul pour la cinquième année d'affilée. A l'Assurance-maladie, on a choisi de mesurer le phénomène en calculant le " taux de dépassement moyen " par médecin. Concernant les spécialités, là où les radiothérapeutes et les néphrologues affichent des taux de dépassement inférieurs à 10%, les gynécologues médicaux et les gériatres frôlent les 100%. Chez les cardiologues, il est de 21,2%. "Logiquement", il est "plus élevé dans les départements où la part des médecins" de secteur 2 est la plus forte, soit dans un "couloir" allant "de la Normandie en passant par la région parisienne pour se prolonger plus à l'est en région Rhône-Alpes".

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