La France épargnée par les suppressions d'emplois — GE Power

07 Декабря, 2017, 18:09 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • General Electric veut supprimer 4.500 emplois en Europe

Après une première annonce l'été dernier au sujet de la suppression de 900 postes sur les sites argoviens de GE Power, le géant industriel américain poursuit sa restructuration. Le géant industriel américain, qui a déjà annoncé vouloir biffer 900 postes sur ses sites argoviens, va en supprimer 1400 de plus d'ici deux ans au sein de son unité GE Power, qui compte près de 4500 salariés. Les activités de GE Power demeurent confrontées à un environnement difficile, écrit jeudi GE, dont le siège helvétique est établi à Baden (AG).

"Du fait de la structure mondialisée, les réductions d'emplois dans de nombreux pays européens (Allemagne, Suisse, Royaume-Uni etc. ) vont générer une désorganisation qui aura un impact négatif sur nos activités en France et dans le reste du monde", explique le syndicat qui dénonce "l'absence de stratégie industrielle" de GE "pour privilégier sa vision financière à court terme". Le groupe entend proposer un plan social aux collaborateurs visés. Mi-octobre, le Bernois, à la tête d'une délégation suisse, s'est rendu à Atlanta, siège de GE Power aux Etats-Unis. A cette occasion, un groupe de travail formé de représentants du canton et de la Confédération a été constitué pour tenter de limiter l'ampleur de la coupe qui s'annonçait. En Allemagne, 1.600 postes vont être touchés, soit 16% des effectifs du groupe américain dans le pays. On ignore, pour l'heure, si la Belgique est touchée mais la France ne serait en revanche pas concernée. L'opération doit aussi s'accompagner de cessions dans les transports, entre autres, pour 20 milliards de dollars. GE Power, unité qui comprend les activités dans le domaine de l'énergie reprises en 2015 au français Alstom, supprimera des emplois administratifs à Baden, ainsi que dans la production à Birr et Oberentfelden. GE n'avait alors pas caché que GE Power allait au-devant d'une profonde refonte pour se remettre du retournement des marchés de l'énergie et s'adapter à leur mutation.

"La France semble épargnée par ces mesures, mais il ne faut pas oublier la suppression de 345 emplois chez GE Hydro de Grenoble ainsi que des centaines de contrats de prestation", a réagi la CFE-CGC dans un communiqué.

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