Les États-Unis accusent l'Iran d'avoir fourni des missiles aux rebelles yéménites

15 Décembre, 2017, 13:03 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Nikki Haley devant le reste d'un missile iranien

Début novembre, Nikki Haley, qui a rang de ministre aux Etats-Unis, avait déjà pointé du doigt l'Iran, accusé d'avoir fourni, en dépit d'un embargo de l'ONU, des missiles aux rebelles Houthis en guerre contre le gouvernement soutenu par une coalition arabe dirigée par l'Arabie Saoudite. Parmi les armes exposées, figurent des restes carbonisés de ce que le Pentagone a dit être un missile balistique de courte portée fabriqué en Iran et tiré du Yémen le 4 novembre contre l'aéroport international du roi Khaled, situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, Ryad, ainsi qu'un drone et une arme anti-char récupérés au Yémen par les Saoudiens.

Dans un récent rapport sur des tirs de missiles par les Houthis vers l'Arabie saoudite, l'ONU indique avoir inspecté des débris d'engins laissant penser qu'ils ont été fabriqués en Iran. "Ceci est absolument terrifiant et doit cesser", a-t-elle affirmé.

Ces remarques sont venues après que le président américain Donald Trump a annoncé qu'il ne re-certifierait pas l'accord nucléaire iranien.

Elle a précisé que les débris avaient été récupérés par l'Arabie saoudite et "prêtés" aux États-Unis, mais elle n'a pu dire si chaque morceau du missile présenté avait été ramassé à la même date.

Questionnée sur la date possible de la vente de ces missiles, elle n'a pas répondu, insistant simplement sur l'origine " irréfutablement " iranienne du matériel présenté. "Nous rejetons catégoriquement [cette accusation] comme infondée, irresponsable, provocatrice et destructive", indique ce communiqué de la mission iranienne à l'ONU. Ces "supposées preuves, diffusées publiquement aujourd'hui, sont autant fabriquées que d'autres présentées précédemment lors d'autres occasions", indique le communiqué. "Il a ensuite été tiré vers un aéroport civil, et aurait pu tuer des centaines de civils innocents en Arabie saoudite", a-t-elle ajouté.

Lors de son intervention, Nikki Haley "pointera les activités déstabilisantes de l'Iran au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde", ajoutent aussi ses services dans un communiqué. L'ONU précise toutefois n'avoir pas été en mesure d'identifier le fournisseur des missiles ou les intermédiaires éventuels et souligne poursuivre son travail d'enquête.

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