Syrie : Emmanuel Macron estime qu'il "faudra parler" avec Bachar al-Assad

17 Décembre, 2017, 23:22 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • France 2 diffuse dimanche soir une interview exclusive d'Emmanuel Macron

Pour lui, la déclaration du nouveau président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui l'accuse d'avoir "la haine de province", "n'apporte rien au pays".

Interrogé par Laurent Delahousse sur les "états d'âme" prêtés à son ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Emmanuel Macron a déclaré: "Je souhaite très profondément qu'il reste et qu'il agisse (.) Il est utile au pays (.) c'est un engagé (.) il a été un activiste (.) Il apprend aussi les contraintes de l'exercice politique et de la décision, c'est qu'on est tous les jours les mains dans la glaise et que ça ne peut pas être parfait du jour au lendemain".

"Les gens qui s'opposent pour ou insulter ou décréter n'ont aucun intérêt. Ca ne fera pas manger les Françaises et les Français, ça ne fera pas progresser le pays", a-t-il ajouté.

Il a assuré qu'il écoutait "toujours l'opposition parce qu'il peut y avoir des choses intéressantes à appliquer". Il affirme ainsi sa volonté de "faire davantage" pour "les personnes les plus modestes ou les banlieues" après avoir été critiqué sur le sujet.

"Décider de prendre le leadership" sur le climat et d'autres sujets, "c'est retrouver le destin français", dit-il, revendiquant la dimension "héroïque" qu'il voit à son pays. Le chef de l'État est revenu sur les premiers mois du quinquennat, dans un long entretien accordé à France 2, dimanche 17 décembre. "Je ne veux pas des gens qui soient assis et contents d'être ministre", explique-t-il.

20h47. Le président défend sa forme du Code du travail. Le président de la République a annoncé qu'il lancerait une "grande réflexion sur l'audiovisuel public en 2018".

Sur la Syrie, Emmanuel Macron prévoit la fin de la guerre contre le groupe Etat islamique "mi, fin-février".

Le président a par ailleurs estimé qu'il "faudra parler" avec le président syrien Bachar al-Assad, dont le départ immédiat est réclamé par de nombreux opposants.

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