Syndrome du choc toxique : Lauren Wasser, amputée une seconde fois, témoigne

21 Décembre, 2017, 22:36 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Lauren Wasser

Les médecins avaient finalement pu lui sauver la vie mais elle avait dû être amputé de sa jambe droite et d'une partie de son pied gauche.

Lauren Wasser, 24 ans, a été victime du syndrome du choc toxique. Malheureusement pour elle, le calvaire ne s'est pas arrêté pour autant.

Dans une interview accordée au Washington Post et publié mercredi 20 décembre, le mannequin est revenue sur son histoire, son engagement et a confié que sa jambe gauche allait elle aussi devoir être amputée. En gros, mon cerveau dit à mes orteils de repousser, et je suis arrivée au point où j'ai dû subir une opération chirurgicale pour enlever ces os, car c'était impossible de marcher. Malgré cette nouvelle épreuve cependant, la mannequin veut à tout prix conscientiser les femmes sur ce qu'elles mettent pour se prémunir des règles. "Je suis à l'aise dans mon nouveau rôle en tant qu'activiste en marche contre une maladie qui affecte des milliers de personnes".

Elle est l'une des premières femmes à avoir alerté l'opinion sur le syndrome du choc toxique. Mais au fil de la journée, elle se sent de plus en plus faible. Elle militerait également pour que les entreprises rendent publiques les compositions des tampons et autres serviettes hygiéniques. Kimberly-Clark Corporation, qui produit les tampons Kotex, s'est défendu à l'époque en expliquant que les risques de développer le Syndrome du choc toxique étaient spécifiés dans la notice d'utilisation. La représentante démocrate Carolyn Maloney devrait notamment présenter un texte sur le sujet. Auquel cas, les "National Institutes of Health" devront soutenir les recherches pour déterminer la sécurité des composants des produits hygiéniques féminins.

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