La requête d'une quarantaine de patients rejetée — Scandale du Levothyrox

26 Décembre, 2017, 22:04 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Les plaignants du procès Levothyrox déboutés

Nouvel écueil pour les patients dans le scandale du Levothyrox. Une quarantaine de patients souffrant des effets secondaires de ce médicament qui traite les troubles de la thyroïde ont vu leur requête rejetée par le juge des référés de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) ce mardi.

Jeudi 21 décembre, le laboratoire Merck Serono, a aussi informé sur l'arrivage d'un lot de 100 000 autres boites de l'ancienne formule du Levothyrox 'début 2018'. Les boîtes s'adressent aux patients ayant "déjà commencé un traitement" avec l'Euthyrox et bénéficiant d'une ordonnance de renouvellement. Avec ce document, ils sont libres de se présenter dans n'importe quelle officine et de se voir livrer leurs médicaments 'en pharmacie en moins de 24 heures'. Ces patients ont demandé à la justice d'ordonner au laboratoire Merck de leur fournir en urgence l'ancienne formule du médicament. Ce jugement "reprend les arguments de Merck sans tenir compte des nôtres", a déploré Me Jacques Lévy à nos confrères de l'AFP. Merck a fait appel de la condamnation toulousaine, qui était assortie d'une astreinte de 10.000 euros par jour et par infraction constatée.

Selon l'avocat, les absences de certificats médicaux s'expliquent par "le refus des médecins d'en faire sur le conseil du Conseil du l'ordre" et, il l'assure, les chiffres avancées par le laboratoire sont loin de refléter la réalité.

"La plupart des patients n'a pas fait de déclaration" et les 218.080 boites représentent "1,5 boîte par pharmacie".

Thierry Hulot président de Merck France s'est réjoui de la décision
Thierry Hulot président de Merck France s’est réjoui de la décision. Crédit

"Le juge [.] a reconnu qu'il n'y avait dans ce dossier ni caractère d'urgence ni préjudice d'angoisse", a indiqué à Franceinfo Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques du groupe Merck en France. Idem pour Me Lévy, qui a prévenu faire appel de la décision de Saint-Gaudens.

D'autres audiences sont prévues à Toulouse, Castres, Montauban, Pau, Albi... Le procès est programmé en octobre 2018.

Enfin, une action collective a été lancée devant le TGI de Lyon, où se trouve le siège de Merck pour la France.

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