Douleurs, fausses couches... Sa décision radicale face à la maladie — Énora Malagré

29 Décembre, 2017, 23:09 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Enora Malagré: atteinte d’endométriose elle a décidé de se faire retirer l’utérus

"A 37 ans, c'est jeune, mais je dois avancer ": poursuit Enora Malagré. A l'époque de 'TPMP', j'ai fait jusqu'à trois fausses couches par an: ça m'a bouffé la vie! "Quand je suis en crise, je peux être HS pendant quarante-huit heures", ajoute-t-elle tout en précisant qu'elle ne peut pas avoir d'enfants. Mais l'incapacité à enfanter n'est pas la seule conséquence de l'endométriose pour Énora Malagré. Alors j'ai pris la décision de me faire retirer l'utérus. "Déjà que c'est compliqué d'avoir des enfants, là ça serait la dépression".

Ces dernières années, des initiatives ont été lancées pour lever le tabou entourant cette pathologie, et sensibiliser notamment les femmes et les professionnels de santé pour améliorer sa détection et sa prise en charge.

Selon le site internet EndoFrance, l'endométriose est une maladie chronique, généralement récidivante qui touche 1 femme sur 10, en âge de procréer.

De la pilule progestative à l'ablation de l'utérus, les traitements de l'endométriose vont des plus conservateurs au plus radicaux. Sous l'effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l'endomètre s'épaissit en vue d'une potentielle grossesse, et s'il n'y a pas fécondation, il se désagrège et saigne.

L'endométriose est une maladie douloureuse provoquée par la migration de l'endomètre, le tissu qui recouvre l'intérieur de l'utérus. Pour faire simple, ce dernier colonise d'autres organes que l'utérus.

Elle touche potentiellement toutes les femmes réglées. Une maladie gynécologique qui provoque des douleurs pelviennes extrêmes, des règles abondantes et dans certains cas, l'infertilité.

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