Le Conseil d'Etat valide l'arrête des soins d'une adolescente dans le coma

05 Janvier, 2018, 18:36 | Auteur: Djeferson Maurice
  • Nancy : le Conseil d'Etat valide l'arrêt des soins d'Inès, une ado plongée dans le coma

Pour la troisième fois en quelques années, le Conseil d'État s'est prononcé, vendredi 5 janvier, sur une procédure d'arrêt des traitements.

Le juge des référés du Conseil d'État a " rejeté " ce vendredi l'appel des parents contre l'ordonnance du juge des référés du tribunal de Nancy, a indiqué la Haute juridiction dans un communiqué publié sur son site.

Le conseil d'État, comme le tribunal administratif de Nancy, a confirmé la décision médicale d'arrêt des traitements.

En juin dernier, une jeune fille de 14 ans, atteinte d'une forme sévère d'une maladie auto-immune, est victime d'un arrêt cardio-respiratoire.

" Après avoir recherché en vain un consensus avec les parents " et mené une procédure collégiale, explique le Conseil d'État, le CHU de Nancy avait décidé, en juillet, d'arrêter les traitements et de laisser mourir l'adolescente. Pour le porte-parole du Conseil d'Etat, Xavier Domino, la décision des médecins "répond aux exigences prévues par la loi".

Face aux parents, le médecin de la jeune adolescente avait d'ailleurs confié son malaise face à la responsabilité qui lui incombe: " C'est terrible, je suis médecin mais je suis aussi un homme, un père, c'est une situation douloureuse, je vis quotidiennement avec les parents, c'est terrible pour nous de prendre une telle décision. Avant de rendre sa décision, forcément difficile, les trois juges avaient ordonné une expertise médicale par trois médecins indépendants.

Les parents ont alors saisi le Conseil d'État.

Pour les magistrats du Conseil, comme pour leurs homologues meurthe-et-mosellans, l'arrêt des soins est la meilleure chose à faire désormais au vu de l'état de la jeune fille.

Cette affaire n'est pas sans rappeler celle de Vincent Lambert, hospitalisé depuis neuf ans après qu'un accident de la route l'a plongé dans un état végétatif, sans espoir d'amélioration, selon les médecins. "Il appartient donc désormais au médecin en charge de l'enfant d'apprécier si et dans quel délai la décision d'arrêt de traitement doit être exécutée ".

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