"J'étais contre la loi contre les 'Frotteurs' du métro" — Catherine Millet

12 Janvier, 2018, 19:16 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Yann Barthès taclé sur Twitter après son interview de Catherine Millet

Face à Yann Barthes, Catherine Millet a expliqué quand une femme était légitime à porter plainte: " Si c'est quelqu'un qui vous réveille toutes les nuits, oui, vous pouvez déposer plainte, ça oui, c'est du harcèlement, on peut en avoir marre. "Les frotteurs du métro ce n'est pas du harcèlement: c'est de l'agression sexuelle". Pour elle ces agissement, punis par la loi, ne méritent pas qu'une femme se sente traumatisée ou blessée.

Yann Barthès s'est également attiré les foudres des internautes. "Il faut aider les femmes à prendre leurs responsabilités et à refuser ce rôle de victime".

VIDEO. Catherine Millet dit des âneries dans «Quotidien» et se fait reprendre de volée par Marlène Schiappa

Elle a ensuite parlé du cas de ces agresseurs, profitant des heures de pointe dans les transports en commun pour se frotter à des femmes. Questionnée sur les frotteurs du métro, l'écrivaine a indiqué qu'elle avait de "la compassion" pour eux. Mais le type qui a un mot grossier quand on le croise dans la rue, qui essaie de vous peloter, les frotteurs du métro, ce n'est pas du harcèlement. Des propos qui ont fait sortir de ses gonds Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Quelqu'un qui en est réduit à ça pour trouver une satisfaction sexuelle doit être dans une certaine misère sexuelle.", ajoute-t-elle. Sur Twitter, ils ont reproché au présentateur de "Quotidien" de ne pas avoir suffisamment réagi aux propos de Catherine Millet. Elle a aussi pesté contre un projet de loi suédois autour du consentement sexuel. "Ce n'est pas non plus dans notre projet de loi" a explique la ministre.

"Ce qui m'a fait réagir sur cette histoire de consentement c'est ce projet de loi qui a été adopté en Suède et qui voudrait si, en effet la loi passe, qu'avant tout rapport sexuel il y ait un consentement explicite des deux parties" a-t-elle poursuivi. "Et si je peux me permettre, je voudrais rappeler que dans les relations sexuelles ou amoureuses, il y a parfois une zone de flou où on hésite d'un côté comme de l'autre".

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