La présidence palestinienne répond à Trump : " Al-Qods n'est pas à vendre "

12 Janvier, 2018, 20:55 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Une loi pour compliquer le partage de Jérusalem

"Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir?", a-t-il encore ajouté, tentant ainsi de détourner l'attention sur le statut d'El-Qods et une décision qui risque de remettre en cause définitivement des décennies de discussions en faveur de la paix et de la solution de deux États.

Le président américain a menacé, mardi 2 janvier, de couper l'aide financière financière US accordée aux Palestiniens, évoquant leur manque d'appétit pour les négociations de paix avec l'entité sioniste que la Maison Blanche entend relancer.

" Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect".

Les Etats-Unis octroient, via les organisations des Nations unies, des aides de plus de 600 millions de dollars par an aux palestiniens, rappelle-t-on.

L'année commence donc par des menaces. Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine, affirme que les Palestiniens ne céderont pas au chantage de Trump qui ose les accuser des conséquences de ses actes irresponsables.

Le vice-président américain Mike Pence doit se rendre mi-janvier 2018 en Palestine pour s'entretenir avec Mahmoud Abbas. "Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution" financière à l'ONU, avait-elle notamment indiqué.

L'émissaire du président américain pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt, multiplie depuis des mois les rencontres dans la région pour tenter de relancer l'entreprise de paix moribonde. Jared Kushner, gendre et conseiller de D. Trump, est également chargé de travailler sur un plan de paix. Irrité, le président de l'Autorité palestinienne avait ainsi assuré qu'il boycotterait à l'avenir les traités de paix proposés par les Etats-Unis. " Une déclaration de guerre ", a réagile président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Par ailleurs, devant les agissements d'Israël à El-Qods occupée, depuis l'annonce de la décision de Trump le 6 décembre 2017, le gouvernement palestinien a lancé hier un appel urgent à la communauté internationale pour intervenir et y mettre fin. L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

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