Frédéric Beigbeder a pensé à une attaque terroriste — Braquage au Ritz

13 Janvier, 2018, 18:10 | Auteur: Gerard Affre
  • Frédéric Beigbeder en octobre 2017 à Sotchi

En allant boire un verre avec son attachée de presse, ce mercredi 10 janvier 2018, il ne s'attendait certainement pas à se retrouver au beau milieu d'un braquage.

Il était environ 18h, ce mercredi, quand trois hommes encagoulés et armés ont fait leur entrée dans le Ritz, le célèbre palace de la place Vendôme. "Un serveur est arrivé en courant et en criant: 'partez tous, partez tous!' (.) Ils ont juste dit: 'Barrez-vous, on ne va pas vous faire de mal'". Evidemment apeuré, Frédéric Beigbeder a forcément "pensé à une attaque terroriste, car nous étions le lendemain du jour anniversaire de la mort des frères Kouachi". Frédéric Beigbeder est attablé au bar Hemingway en train de déguster un cocktail. Ces quelques mots, qui se voulaient j'imagine rassurants, ont déclenché un vent de panique", raconte l'auteur du best-seller "L'amour dure trois ans " dans les colonnes du Figaro.

Frédéric Beigbeder et son attaché de presse vont se cacher dans les toilettes du palace. "Au bout d'une dizaine de minutes, je commençais à blaguer à voix très basse pour détendre l'atmosphère quand nous avons entendu à l'étage des coups de feu en rafale", se rappelle le romancier et réalisateur, évoquant une fusillade qui lui "semblait interminable".

"Jai aussitôt pensé à un attentat du type Bataclan". J'imaginais qu'on allait se faire tuer un par un, qu'on allait tous y passer", confie-t-il, précisant qu'"entre deux claquements de balles, on entendait dans les couloirs la musique de l'hôtel qui diffusait du Franck Sinatra et des mélodies de Noël. On essayait de savoir ce qu'il se passait, mais on essayait de ne pas respirer trop fort, parce que tout le monde pensait que c'était une attaque terroriste. "On a vécu un grand moment de soulagement, car ce nétait quun hold-up, les malfaiteurs étaient repartis avec leur butin et personne nallait venir se faire exploser". "Sorti en chaussettes pour ne pas faire de bruit", Frédéric Beigbeder croise alors un policier qui l'informe "que tout était fini".

"Je me suis dit que la meilleure chose à faire était alors de remonter finir nos verres".

Recommande: