Téhéran met en garde contre une sortie des Etats-Unis

13 Janvier, 2018, 07:19 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Donald Trump sur le point de révoquer la certification de l\'accord sur le nucléaire iranien

Le ministre des Affaires étrangères iranien était à Bruxelles ce jeudi 11 janvier au matin à l'invitation de la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, pour des discussions avec elle et ses homologues français, allemand et britannique, Jean-Yves Le Drian, Sigmar Gabriel et Boris Johnson.

Le président américain a réuni jeudi ses principaux conseillers pour décider de réimposer ou non des sanctions économiques contre l'Iran, une décision très attendue et qui pourrait torpiller l'accord nucléaire conclu en 2015 avec Téhéran, défendu notamment par l'UE. Mais l'urgence aux yeux des Européens est de faire une nouvelle fois bloc pour défendre l'accord international sur le programme nucléaire iranien signé en 2015, après plus d'une décennie d'âpres négociations. Sa décision sera probablement annoncée vendredi. La réponse de l'Iran sera "appropriée et lourde (.), les Etats-Unis vont certainement le regretter" s'ils sortent de l'accord, a prévenu de son côté le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi, lors d'une conférence de presse.

Le président américain Donald Trump évoque l'accord sur l'Iran à la Maison Blanche, le 13 octobre 2017.

"Nous nous sommes préparés à tous les scénarios", a dit M. Araghchi.

Les responsables américains et d'autres sources proches de l'administration ont déclaré mercredi à Associated Press que Trump a décidé de prolonger la levée des sanctions sur l'Iran dans le cadre de l'accord, invoquant une loi américaine qui encadre la participation de Washington dans cet accord, ce qui éviterait la crise inhérente au retrait américain. Quant au respect des droits et des libertés, le ministre a redit la " vigilance " de la France.

"Le président Rouhani a déclaré que l'insatisfaction du peuple iranien devait être prise au sérieux, que ses demandes légitimes devaient être entendues et qu'il fallait remédier à leur griefs". Mais il a ajouté que l'Europe ne cherchait pas à passer sous silence les 'autres points de désaccord' avec l'Iran, dont son programme de missile balistique.

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