Le gouvernement raconte aux Français "un monde virtuel" — Wauquiez

15 Janvier, 2018, 12:24 | Auteur: Christian Jacquard
  • Laurent Wauquiez accuse dimanche le gouvernement de raconter aux Français un monde virtuel bien éloigné de leur vie quotidienne

Et d'étriller le gouvernement sur les derniers sujets d'actualité: "Les ordonnances sur le Code du travail?"

Il dénonce pêle-mêle un "acharnement du gouvernement contre les classes moyennes", un "mépris du président pour la France des territoires " ou "une approche typiquement technocratique " en matière de sécurité routière. Entre un chef de l'État omniprésent médiatiquement et des élus LR qui contestent la ligne du parti ou décident de se "mettre en congé", le patron des Républicains doit parvenir à faire entendre les propositions des Républicains sur la laïcité, le projet de loi sur l'immigration, la hausse de la CSG, la dépense publique, l'Europe... C'est cela, le cadeau de début d'année de Macron. "Avec le recul, les avancées pour les employeurs sont très faibles" tranche-t-il. La dépense publique continue à augmenter. Aucune décision n'a été prise. Une fois les effets d'annonce passés, on s'aperçoit que rien n'a changé. "On cherche à raconter aux Français un monde virtuel bien éloigné de leur vie quotidienne", a résumé le président de la région Auvergne Rhône Alpes. L'ex-ministre sarkozyste reproche en outre au ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, d'avoir "la main qui tremble", comme le prouverait selon lui le refus du gouvernement de rétablir les "peines plancher " instaurées sous Nicolas Sarkozy puis supprimées durant le quinquennat de François Hollande. "Avec Emmanuel Macron, les immigrés clandestins [.] seront de plus en plus nombreux" assure-t-il.

"Valérie Pécresse a proposé que Libres! devienne un mouvement associé aux Républicains, au même titre que Chasse, Pêche, Nature et Traditions, ou que Sens commun". L'élection de ce quadragénaire ambitieux, avec le soutien de près de 75% des adhérents au premier tour, n'a pour l'heure entraîné que des départs au compte-gouttes, comme celui du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

S'engageant au "respect de la diversité des sensibilités" au bureau politique et à la commission nationale d'investiture, M. Wauquiez a souligné en revanche que "les gens qui composeront ses [mes] équipes ne seront pas les représentants de telle ou telle écurie".

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