Apple prévoit de payer 38 milliards d'impôts aux Etats-Unis en 2018

18 Janvier, 2018, 04:42 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • EcoQuick									
					
								350 MILLIARDS			
				Apple va injecter 350 milliards de dollars dans l'économie américaine
sur les cinq prochaines années

"J'ai promis que ma politique permettrait à des entreprises comme Apple de rapatrier des montants extraordinaires aux États-Unis".

"Un paiement de cette ampleur serait le plus important de ce type jamais fait", avait souligné l'entreprise américaine quelques heures plus tôt dans un communiqué, précisant être d'ores et déjà le premier contribuable américain. Il évoque dans son court message une 'immense victoire pour les travailleurs américains et les Etats-Unis'.

Cette somme colossale est le produit d' une taxe temporaire sous forme d'amnistie de 15,5% sur les actifs liquides et 8 % sur les actifs illiquides, censée inciter les entreprises dissuadées par les taux normaux d'imposition à rapatrier les sommes stockées à l'étranger. Avant la réforme, ces bénéfices échappaient totalement à l'impôt tant qu'ils restaient "parqués" à l'étranger et se retrouvaient imposés à 35% s'ils étaient "rapatriés" aux Etats-Unis. Subtilité néanmoins, cet impôt s'applique même si les bénéfices ne sont pas réellement rapatriés aux Etats-Unis.

Enfin, Apple prévoit des investissements de plusieurs milliards de dollars pour améliorer ses data centers, embaucher de nouvelles personnes sur le campus actuel et le nouveau.

Le chiffre est conforme aux prévisions du groupe. Le créateur de l'iPhone va investir 30 milliards de dollars pour ses infrastructures, qu'il s'agisse de ce campus donc, mais aussi pour ses centres de données (10 milliards pour ces derniers). Au total, Apple estime qu'il contribuera 'directement à l'économie américaine' à hauteur de 'plus de 350 milliards de dollars' dans les cinq années qui viennent.

Dans ce cadre, le gouvernement irlandais a annoncé début décembre avoir trouvé un accord avec Apple afin de commencer à collecter les 13 milliards d'euros d'avantages fiscaux jugés indus par Bruxelles. Le groupe avait reconnu avoir placé ses liquidités à l'abri des taxations à Jersey.

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