Carlos Ghosn : l'incontournable homme de la situation

15 Février, 2018, 21:58 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Carlos Ghosn

Selon le communiqué de Renault, Carlos Ghosn devra, au cours de son prochain mandat, "engager les étapes pour rendre l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pérenne " et "renforcer son plan de succession ". C'est précisément ce que vient de faire l'ancien patron de Total, Thierry Desmarest, qui quitte le navire Renault à quelques jours d'une réunion décisive du Conseil, où l'on doit nommer un nouveau directeur général délégué, dauphin officiel de Carlos Ghosn. M. Bolloré est arrivé chez Renault en 2012 après une carrière internationale, dont plusieurs postes en Asie, pour le manufacturier de pneumatiques Michelin et l'équipementier Faurecia.

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L'Etat, qui détient 15% du capital de Renault, serait favorable à la nomination de Bolloré, notamment du fait que ce dernier est français et que cela permettrait à la firme au losange de conserver son identité au sein de l'Alliance Renault Nissan. L'alliance aux dix marques partage une large base industrielle commune, comparable à celle d'un groupe intégré, tout en conservant pour chaque entreprise une gouvernance propre.

Cette décision de Thierry Desmarest, prise exclusivement au regard de considérations d'ordre personnel et d'âge, après concertation avec le Président du Conseil d'administration, prendra effet au terme du Conseil du 15 février 2018. L'Etat souligne la qualité de son bilan. Ainsi, la rémunération de M. Ghosn (7 millions d'euros en 2016) n'avait pas été approuvée par l'Etat en assemblée générale l'an dernier.

Ce jeudi, un conseil d'administration chez Renault particulièrement attendu est à l'agenda. Ce départ s'ajoute à celui de l'Allemand Stefan Müller, directeur délégué à la Performance du constructeur, ce qui laisse donc une voie royale à Thierry Bolloré dans la perspective de la future succession.

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