Croissance décevante en 2017 — Nestlé

15 Février, 2018, 19:32 | Auteur: Nathanaël Gerin
  • Nestlé déçoit sur 2017 ne va pas monter dans L'Oréal

À l'occasion de la publication de ses résultats annuels ce jeudi, le géant suisse de l'agroalimentaire a tranché: il ne renouvellera pas le pacte d'actionnaire noué avec la famille héritière de L'Oréal.

"Nous n'avons pas l'intention d'augmenter notre participation dans L'Oréal (23%, NDLR) et nous engageons à poursuivre notre relation constructive avec la famille Bettencourt", a-t-il précisé.

Récemment le groupe français avait laissé entendre qu'il était intéressé par la reprise des actions de Nestlé, si le groupe suisse décidait de les céder.

Évoquant ses résultats, Nestlé a fait état pour 2017 d'une baisse de 15,8% de son bénéfice net par rapport à l'année précédente, à 7,2 milliards de francs suisses (soit 6,2 milliards d'euros), en raison notamment d'une augmentation des charges de restructuration et d'un amortissement sur écart d'acquisition pour sa filiale Nestlé Skin Heath.

Ces performances inférieures aux attentes et les prévisions prudentes pour 2018 du groupe de Vevey apporteront de l'eau au moulin du fonds de Daniel Loeb, Third Point, qui pousse Nestlé à accélérer sa transition vers la nutrition.

L'Oréal reste toutefois un investissement important pour Nestlé.

"Le travail sur les coûts agit habituellement plus vite que celui sur la croissance", a souligné l'administrateur délégué de Nestlé, Mark Schneider, en partie à cause du décalage entre le rachat d'une nouvelle marque et sa contribution aux résultats.

Malgré les appels du pied des dirigeants de L'Oréal, prêts à racheter les actions du suisse dans leur capital pour consolider l'ancrage familial, Nestlé, deuxième actionnaire, veut garder toutes les options ouvertes concernant sa participation de 23 % dans le propriétaire de Lancôme.

Son chiffre d'affaires a augmenté de 0,4% sur un an, à 89,8 milliards de francs suisses. Elle se décompose en 1,6% de croissance interne réelle et en 0,8% d'adaptation des prix à la hausse.

Le groupe propose un dividende de 2,35 francs au titre de 2017, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 2,40.

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