Cyril Ramaphosa élu président d'Afrique du Sud

15 Février, 2018, 19:17 | Auteur: Phil Beauvilliers
  • Af. du Sud: la tempête politique s'abat sur les Gupta trois personnes arrêtées

Johannesburg, Afrique du Sud, 15 janvier (Infosplusgabon) - L'organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International (AI), a déclaré jeudi que le successeur du président sud-africain Jacob Zuma devra faire tout ce qui est en son pouvoir pour s'assurer que l'Etat garantisse l'accès à la justice de toutes les victimes de violation des droits humains.

Conformément à la Constitution, Cyril Ramaphosa est devenu le président de la République par intérim dès la démission de Jacob Zuma.

Selon un rapport de la médiatrice de la République publiée en 2016, les trois frères Gupta sont impliqués dans la gestion des affaires de l'Etat sud-africain, de la nomination de ministres aux pressions pour obtenir de juteux contrats publics.

Le pays le plus développé d'Afrique a besoin d'une plus forte croissance économique s'il veut réduire son très haut taux de chômage - actuellement à 27% - et en finir avec une pauvreté généralisée qui fait empirer les inégalités et alimente l'instabilité.

Jacob Zuma a annoncé sa démission avec effet immédiat, mercredi soir, plutôt que d'être poussé vers la sortie par une motion de censure de l'ANC.

M. Ramaphosa prononcera le discours sur l'état de la nation vendredi.

"Les problèmes de corruption, les problèmes liés à la nécessité de redresser les entreprises publiques (.) font partie de nos priorités. Ce sont des problèmes auxquels nous allons nous atteler et demain, nous aurons aussi l'occasion de présenter certaines des mesures que nous prendrons".

M. Zuma a été élu président de l'Afrique du Sud en 2009 sous la bannière du Congrès national africain.

Après de vaines tractations et interminables réunions, le parti au pouvoir avait exigé mardi la démission du président Zuma, empêtré dans des scandales de corruption.

Julius Malema, chef des Economic Freedom Figthers (EFF, extrême gauche), a mené son parti à quitter le Parlement, jeudi, affirmant que la formation ne participerait pas à l'élection d'un nouveau candidat, afin de ne pas légitimer un candidat de l'ANC.

"Cyril Ramaphosa, je vous souhaite le meilleur, mais je vous reverrai en 2019 aux bureaux de vote", a pour sa part déclaré Mmusi Maimane, dirigeant du parti d'opposition Alliance démocratique.

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